02/07/2006 Compte Rendu de l' IRONMAN de ZURICH par DU



02/07/2006 Compte Rendu de l' IRONMAN de ZURICH par DU
Le choix de la destination d’un Ironman doit se faire très tôt, souvent durant l’hiver puisque les tarifs d’inscriptions évoluent après le 1er janvier !!!

Il est temps de définir l’objectif de la saison à venir, la date et le lieu autour duquel bon nombre de paramètres s’articuleront : les entraînements, le stage et les compétitions... Pour mon 3ème Ironman et pour ceux qui suivront, j’ai besoin de découvrir de nouveaux parcours, une autre ambiance, un autre pays : ce sera donc Zurich en Suisse le 02 juillet 2006... Je serais le seul du club de l’ES Nanterre puisque les autres ont préféré les pentes et la promenade des Anglais de Nice ou bien l’ambiance de folie de Roth en Allemagne... Mais notre préparation collective n’en sera pas atteinte puisque ces 3 courses ont lieu dans la même semaine.

La préparation

Les entraînements groupés avec les potes de club sont toujours sympas et intenses puisqu’il y règne une émulation saine et positive... Chacun apporte sa dose de bonne humeur, d’expérience et sa volonté de bien faire ou de tout faire péter...Le stage du printemps est très attendu par tous les gars qui font du long car il permet de faire un gros travail foncier en vélo dans les conditions hyper agréables du sud de la France. Et puis 10 mecs réunis dans une villa pendant une semaine partageant la même passion c’est quand même le « kiff ». Passons aux choses sérieuses.

Les courses préparatrices approchent, elles sont complémentaires et nécessaires pour faire du rythme parce qu’un simple dossard transcende. Et cette année, j’ai décidé d’en faire un peu plus que d’habitude histoire de changer de méthode et aussi de prendre du plaisir au-delà du stress de la compét. Cela donne une cyclo de 150 bornes, un duathlon LD, 1 sprint, 1 CD et 2 MD pour un bilan de 2 contres performances (Marçon et Hyères) et 4 satisfaisantes (Melun, Etampes, Vendôme et Enghien) !!!! Enfin, la dernière ligne droite du mois de juin avec 3 semaines de + 20 h d’entraînements (merci les RTT).

La dernière semaine

Le week-end précédent Zurich, je décide d’accompagner Croco et pascal pour les encourager sur leur Ironman. C’est donc en couple et en groupe que nous passons 4 jours à Nice. C’est un bon moyen pour souffler et recharger les batteries en faisant un max de jus mais également une bonne préparation psychologique de les voir tous en chier.

Cela me fait un peu peur de l’extérieur mais très envie, j’ai vraiment hâte d’y être !!!

Vendredi soir et à J – 2, me voilà à Zurich en 1h d’avion pour 250 € de débourser. Je rejoins l’auberge de jeunesse de Zurich où m’attendent les triathlètes du club d’Amiens. Fred, un ancien du club, participe avec 3 autres collègues à son 1er Ironman. Je recommande particulièrement cette adresse puisqu’elle est sans nul doute la moins chère (25 € la nuit), très proche du site (environ 600 m à pied), moderne (Internet, écran géant, cafétéria etc...) et avec une grosse concentration de triathlètes français.

Pour le samedi et donc à J – 1, la journée est dédiée aux préparatifs du vélo, du sac, d’une petite sieste et à l’attraction de la soirée : France – Brésil. Vous connaissez le résultat et imaginez l’ambiance... Cela fait du bien de se déconnecter de la course pendant 2h et de ne pas y penser...Allez au dodo à 23h30 pour 5h de pseudo sommeil....

La course

La particularité de l’Ironman de Zurich c’est qu’il n’ y a pas de tentes pour se changer. Inutile de préparer les 3 sacs correspondant aux changes des 3 disciplines puisque toutes les affaires sont aux pieds du vélo comme sur tous les triathlons de distances inférieures !!!! Les organisateurs ont eu aussi la bonne idée de parquer les athlètes par nationalité, je sympathise donc avec mes voisins et passe saluer quelques forumers d’onlinetri...

Je me débarrasse naturellement, comme le rituel le prévoit, d’un léger surpoids et file rejoindre l’aire de départ...Quelques mots et encouragements avec Fred, ce « con » il a confondu un gel coup de fouet avec un gel de savon fournit par l’organisation. Beurk il a fait une drôle de tête !!!!

7h00 La corne de brume lance le départ des 1 800 athlètes alignés sur la large plage du lac de Zurich. La température de l’eau est de 22°C et celle de l’air pour la journée est annoncée aux alentours des 28°C. Je m’élance assez vite sur les 400iers mètres pour m’extraire de la « machine à laver ». Les 3 800m de natation s’effectuent sur 2 boucles avec un passage sous un pont étroit à mi-parcours. Après bientôt 2 000m, les écarts sont faits et des petits groupes sont établis. Mes sensations ne sont pas géniales et je ne peux plus suivre le rythme de mon petit groupe et notamment du nageur que je suivais depuis pas mal de temps, je me retrouve légèrement isolé. Pas d’affolement, j’effectue 2 ou 3 mouvements de dos pour apercevoir des poursuivants à 20m. Je les laisse revenir et me cale dans l’aspiration, à quoi bon faire trop d’effort pour gagner 30’’ à 1’00’’ !!! Je finis cette 1ère épreuve avec mes poissons pilotes et doute réaliser un chrono en dessous des 1h... Je sors de l’eau et suis rassuré en regardant la montre...

Bilan : 57’30 puis une Transition éclaire avec les chaussures déjà dans les cales et la tenue de vélo mise sous la combi.

Le parcours vélo s’effectue en 3 boucles de 60 km. Une première portion de 20 km très roulante avec un léger vent dans le cul, la montée de « the Beast » 4 km à 7%, un faux plat montant de 3 km, gros descente à 15% avec interdiction de se mettre sur le cintre, le retour plat et la dernière difficulté « Hearthbreak Hill » une bosse de 1km500 où une foule impressionnante vous porte vers le sommet. Le dénivellé positif total est de 1580 m.

J’entame le 1er tour sur un bon tempo sans mettre trop de braquet contrairement à tous les Matthias, Frantz et autre Gunther & Co. Deux petits désagréments viennent déranger mon début de parcours : le compteur qui ne marche pas dés les premiers tours de roues (on s’en passera mais fait chier quand même) et un sifflement dans ma roue me laisse penser à une crevaison lente dés la première bosse. Je m ‘arrête en haut pour constater qu’il s’agissait en fait d’un morceau de scotch coincé entre la roue et la fourche. Ouf ! pas besoin de réparer et de perdre du temps, je repars en ayant laissé filer un petit groupe que je suivais à distance réglementaire, c’est ce qu’on appelle du drafting psychologique. A la fin du 1er tour, je pointe mon temps de passage en 1h40’. Parfait je suis dans les temps pour un vélo en 5h mais il va falloir confirmer sur les 2 autres tours. Je prends soin de me ravitailler en solide et liquide très fréquemment. Les erreurs commises par le passé m’obligent à insister dans ce sens. Pour cela, j’alterne salé (sandwich et pomme de terre) et sucré (banane et gel) en attrapant tout ce qui bouge aux ravitos !!! Au km 130, je commence déjà à sentir une lassitude dans la position aéro et un engourdissement dans ton cul, euh dans mon cul... J’ai bouclé le 2ème tour en 1h45... Ca va encore mais je comprends qu’il sera difficile de réitérer le même temps dans le dernier tour à moins de se mettre dans le rouge, de s’exploser les cuisses et de provoquer des crampes mal venues avant la course à pied.

Il doit être 12h00 au 2/3 du vélo, je m’hydrate de + en + et prend quelque douche en me versant des bidons sur le casque et les cuisses. Les bosses sont plus dures à monter désormais et suis impatient de pauser le vélo. Au km 170, juste un peu avant le dernier HearthBreak Hill, un paquet de 30 coureurs me rattrape... Ils ont l’air tous facile, il y a 3 ou 4 nanas dans le groupe mais ce ne sont pas les 1ères. Normal, ils sont tous espacés d’à peine 2 mètres, il en manque 5 pour être dans la légalité !!! Je me mets en queue de peloton, bavarde 30’’ avec un français et prend des forces pour aborder la dernière épreuve...Encore 5’ de + dans les 60 derniers kilomètres donc un 3ème tour en 1h50’. Je suis en retard sur mes prévisions et il sera difficile de rattraper le temps perdu dans une 3ème discipline qui n’est pas mon point fort...

Bilan : 5h17 une transition T2 rapide puisque je n’ai changé que le cycliste et les pompes.

Ahhhh que c’est bon de courir dans ces premiers km et de découvrir le parcours de 4 boucles de 10,5 km à 75 % prés du lac. Le public et les encouragements sont nombreux. Le prénom de chaque participant, inscrit sur le dossard, est souvent scandé. Cela s’alterne avec des Hop, Hop, Hop qui veut dire Allez, Allez...en français ainsi que des Zuper, Zuper, Zuper que je n’ai pas besoin de traduire !!! La foulée est bonne dans le 1er tour, je m’oblige même à ne pas m’enflammer et à rester concentrer sur les ravitos...Il est clair que cela ne pas durer à mon grand regret car j’étais sur des bases de 3h20... C’est à partir du 13ème km que la lassitude, la fatigue et le coup de moins bien font leur apparition. Je continue de courir, pas de probléme de ce côté là. Je suis tout à fait lucide, bien hydraté et très souvent arrosé. Mais du côté du mental, je pense peut être un peu trop souvent au nombre de tours et de km restants... et il défilent pas trés vite entre le 20ème et le 30ème à l’allure de 10,5 km/h. C’est la tête qui fait la course, le mental prend forcément le dessus sur le physique dans la course à pied et c’est lui qui dicte l’allure. J’arrive quelque peu à me reprendre dans le dernier tour et double des athlétes partis trop rapidement. Il y a énormément de monde sur le marathon, tous les concurrents sont concentrés sur 10 km... Ca grouille de partout comme dans une fourmilière, la seule distinction se résume aux nombres de chouchous autour du poignet. J’en ai désormais 4 et ne repasserait plus par ici ou là, tout cela est derrière moi. Ca va beaucoup mieux et le compte à rebours des km est enclenché. Je m’encourage secrètement à 5, 4 puis 3 km de l’arrivée. Il ne te reste rien, un tour de parc de Nanterre à parcourir puis que quelques tours de piste du stade Jean Guimier !!! et c’est le dernier km, la dernière ligne droite sur un tapis rouge et des gradins de chaque côté bondés de monde... Je réajuste la fermeture de mon singlet, tape dans les mains des supporters en effectuant de larges sourires. Je profite de ce moment fort et suis content d’en finir. Je franchis l’arche de mon 3éme Ironman...

Bilan : 3h46 sur le marathon et encore très loin de mes prévisions qui était de 3h30.

Temps final de 10h05’51"et 174ème : Un temps correct dans son ensemble légérement supérieur à celui de Klagenfurt l’année derniére (9h55’). L’impression d’avoir malgré tout progressé puisque les conditions climatiques étaient + chaudes et le parcours vélo plus sélectif. Pas d’exploit sur aucune des 3 disciplines et le sentiment de pouvoir forcément mieux faire. Les progrès doivent être effectués en course à pied mais aussi en vélo où je dois prendre plus de risques.

J’aime ce sport, la souffrance et le plaisir qu’il apporte... Je pense déjà au prochain IRONMAN !!!!

Merci à Stéphanie, à tous les gars du club et à l’équipe d’Amiens tous finishers.

Fabrice Vandervalle


Samedi 6 Décembre 2008
David Quérel
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