08/09/2007 Compte Rendu du LD de Gérardmer par DU, Filou et Vincent
Petit débriefing du LD de la mére à Gérard (dixit filou )
Aprés avoir regretté d’être parti en 1ére vague à Roth, je décide de m’inscrire dans la vague Open soit un départ 10’ aprés les GA et 20’ aprés les élites. Mentalement, c’est quand même mieux de doubler et revenir de l’arriére plutôt que d’être le liévre coursé par la meute. Tour à tour je vois partir Filou, Francois et Thierry dans leur vague respective. A notre tour avec Vincent de nous élancer pour les 4000m de natation. La température de l’eau est fraiche (16°C) mais pas du tout dérangeante. Un arrêt pipi à mi parcours me tiendra même chaud jusqu’ à l’arrivée. J’ai tout fait pour retarder l’échéance, mais toutes les tentatives pour le faire en nageant se sont avérées vaines !!! Je perd du coup un petit groupe dans lequel j’étais bien abrité. Tampis la derniére ligne droite de 1000m se fera tout seul et les bras commencent à se durcir. Je sors de l’eau en 1h06 soit un bon temps de merde et prés de 5’ de perdu par rapport à mon niveau. Les entrainements de Louis ont manqué sur le mois d’Août ainsi que l’absence totale d’entrainement la derniére semaine (piscine fermée )... La tente de transition est blindée de GA. Tout le monde se fraye un passage et se change dans une intimité bordélique. C’est parti pour 3 tours de 40 bornes et 2200 m de dénivellé répartis sur 3 X 3 bosses complétement différentes. La montée du Poli est assez raide mais courte (2km), le col des Feignes (4km) assez irrégulier avec faux plat montant granuleux puis un plus raide à mi parcours et le col de la Grosse de Pierre est trés régulier pendant 6 km. Le développement 39X21-23 était suffisant et puis de toute façon je n’avais pas plus petit !!! Le 25 dents aurait pu servir mais aussi pu être utiliser à mauvais escient par recherche de facilité. Outre la difficulté du parcours, on en prend pleins les yeux avec beaucoup de public et des décors trés sympa dans chaque ascension. Il s’agit pour moi de gérer le 1er tour et de ne pas s’emflammer trop tôt, de poursuivre la même cadence sur le second et confirmer sur le 3éme. A quelques dizaines de secondes prés, j’ai dû les effectuer dans le même temps. Le moral est bon puisque je n’ai pas faibli et les crampes ou douleurs n’apparaissent pas. le temps vélo de 4h06 n’est pas magique mais correct à condition de faire une bonne course à pied derrière. Transition rapide ou je troc mon maillot de vélo pour le singlet. Les 30 bornes à pied consistent en 4 tours du lac de Gérardmer avec une bosse de 1km en début de parcours. Les conditions climatiques sont idéales pour courir, un peu moins de 20°C. Point positif puisque je subis souvent sous la chaleur. Je décide de partir prudamment les 10iers Km et tente d’augmenter légérement et progressivement la moyenne. Je ne rate aucun ravitaillement et ne consomme que de l’eau et des gels perso. Je me motive à chaque tour pour maintenir le rythme et ne pas faiblir... Je dois courir à peu prés à 12,5-13km/h sur le plat et les descentes et à 11 dans la bosse... Mais toujours pas de françois à l’horizon et je ne l’aurais jamais croisé sur le seul km en aller retour de chaque tour. Il fera une trés belle course et le félicite d’avoir été réguliers dans les 3 disciplines. Il a fait une course pleine et j’étais vraiment loin de pouvoir le rattraper. La derniére ligne droite arrive et je suis soulagé de pouvoir en finir. Le temps total de 7h45 me satisfait puisque j’ai pris beaucoup de plaisir en ayant le sentiment m’être battu une fois de + contre moi même pour me dépasser. Cette course est tout simplement une des plus belles auxquelles j’ai participé par la beauté des parcours et de l’organisation mise en place. Félicitations à Thierry pour sa superbe course et sa victoire en GA V3 et à Vincent pour son baptéme sur LD. quelques chiffres pour les curieux : inscription + hébergement + voyage = 300 € 1 cuissard + 1 t shirt + 1 médaille ravitos utilisés = 2 bidons go drink + 1 bidon d’eau + 3 gels + 1 banane + 1 barre de nougat en vélo / 4 gels + de l’eau en course à pied 3 000 triathlétes sur tout le WE (LD-CD-Découverte-Relais etc...) Fabrice alias DU -------------------------------------------------------------------------------- Et bien, à mon tour de faire mon compte-rendu de Gérardmer : Départ deux jours avant la course et voyage folklo avec le Fanch et le Filou (chargement de la voiture, contrôles techniques, crevaison, réparation et visite d’un troquet bien gloque après la mécanique : n’est-ce pas Monsieur Fanch ? et enfin problème avec le road-book). ça nous fera des souvenirs à raconter pendant les sorties vélo hivernales. Nous avons fini par rallier Gérardmer après toutes ces péripéties ! Sur place, ç’est pas franchement le beau temps (pluie fine, froid : ça promet pour la course). Vendredi matin : Nous allons au village pour retirer les dossards et prendre connaissance des lieux (parc à vélo, départ natation, parcours à pied...). Nous avions prévu de nager un peu dans le lac, histoire de prendre quelques repères mais le temps frisquet nous fera renoncer (pas la peine d’attraper mal la veille de la course). Dans l’après-midi (après la siestoune), nous sommes allé rouler une petite heure sur le parcours vélo (reconnu dans son intégralité le matin même en voiture : ça grimpe mais c’est beau). Il est temps de poser nos fidèles destriers dans le parc à vélo au son de David et Jonathan "Est-ce que tu viens pour les vacances ?" (moi j’aurai bien aimé un truc genre la musique de Rocky, Van Halen ou Europe) : la course commence ! Vendredi soir : Pasta party bien sympa (en nous y rendant,nous avons pu voir le parcours du Courte Distance avec une bosse vraiment impressionnante). La pression monte...pas pour la course mais pour le match de rugby. Cette petite rencontre entre cousins latins nous permettra de ne pas trop penser au lendemain...et de finir de s’arracher les cheveux : fait chier, on a perdu Tout ceci, ne m’empêchera pas de passer une bonne nuit au côté de mon p’tit Fanch (j’espère que j’ai pas trop ronflé). Samedi : jour J ça y est, c’est le grand jour : j’y pense depuis tellement longtemps, je suis vraiment content d’être là avec l’année vraiment spéciale que je viens de vivre. Nous faisons corps avec mes collègues, ça sent le camphre, les visages sont concentrés. Bientôt la sortie des vestiaires, le tunnel, le contact avec la pelouse, les hymnes et les premiers chocs tête contre tête.... Merde, c’est pas du rugby Enfin presque, comme je le dis souvent à Claude y a quand même des similitudes : le triathlon c’est bien un sport de guerriers et il faut parfois allez au charbon ! Beau temps en ce samedi matin (ça pince un peu mais au moins le soleil est de la partie : enfin !). Va quand même falloir se mettre à l’eau (un peu fraîche) mais ça va. Derniers préparatifs dans le parc à vélo, derniers encouragements entre coéquipiers et l’attente du départ. 8h50 départ de la vaque open : je suis avec DU (que je compte bien accrocher en natation : non j’déconne . Natation à mon niveau (1h22) et pas trop froid...enfin en nageant car après. Je sors de l’eau et je suis frigorifié. Un bénévole me tend du thé chaud...et bim : un gobelet dans le gosier et trois ou quatre autres en douche sur le corps (c’est bon pour la peau). Je décide de m’habiller chaudement (c’est le bordel dans la tente). Départ pour les 120 km de vélo (3 fois 40km). Je réussi à me réchauffer mes les jambes sont malgré tout un peu dures. Le parcours est magnifique et les sensations commencent à venir à la fin du premier tour. Je pense à bien manger et m’hydrater correctement car la journée sera longue. Je me sens à l’aise sur ce tracé bien bosselé et l’organisation est très très bonne en matière de ravitaillement. Je finis en 4h14 (toujours sur mes temps de +ou- 8 heures au final). 3ème travail Départ de la course à pied (à environ 12 km/h) et je me sens bien. Mon genou va pas trop mal (et ça, ça n’a pas de prix). Aux alentours de la ligne d’arrivée, il y a plein de monde et ça booste (on s’enflamme pas quand même). Arrivé d’une première bosse en sous-bois (ce qui me sera fatal : pas la bosse mais le sous-bois). Les conditions de course sont excellentes mais il fait froid (pour moi) dans les endroits ombragés. 5ème km et c’est le début de ce qui sera un long chemin de croix pour moi (le genre de chose qui te fait te poser la question : mais qu’est-ce que je fous là ?). Je commence à avoir froid, je grelote (même en plein soleil), je croise le DU qui va pas tarder à me doubler. J’ai une barre dans le ventre et une belle envie de vomir. Pour ne rien arranger, j’ai aussi envie de pisser. Je décide de m’arrêter pour satisfaire ce besoin naturel mais je n’y arrive pas (ce sera chose faite au bout de 6 tentatives) : il fallait voir la scène tordu en 2 sur le bas côté en train de ma la tenir, de me tapoter sur la vessie et d’implorer Notre-Dame du Pipi). UN FOU J’ai déjà fait une grosse entorse à un principe de course : ne jamais s’arrêter (je peux vous dire que je vais bruler en enfer car j’ai pêché sur ce coup là !). La suite de ma course à pied : marche, course (un peu quand même), vomito, marche, course, vomito etc...et tout cela pendant 25 interminables kilomètres). Je croise le Filou qui m’encourage, des anonymes également me glissent un p’tit mot (ça met du baume au coeur), des bénévoles qui me regardent comme un chien battu en train de dévorer une assiette de frites apéro au ravitaillement : je dois vraiment faire pitié. Dans l’amorce du dernier tour, le Fanch me glisse son t-shirt de finisher pour me réchauffer (Sandrine, c’est un mec bien ton futur mari) et Valérian (un ami fan de rugby) court quelques mètres à mes côtés pour m’encourager. C’est bizarre mais je n’ai jamais songé à abandonner : faut être un peu tcharbé pour faire ce sport ! Dans le dernier tour, je suis doublé par un athlète handisport (ça fait du bien à l’humilité). Et voilà la ligne d’arrivée qui se profile. Je mets un point d’honneur à parcourir le dernier kilo en courant (même si je dois y laisser mes tripes : de toute façon j’ai plus rien à dégueuler). Je boucle mon premier long en 9h09’ (3h18’ de course à pied). Je suis content d’en terminer mais je me sens vraiment pitoyable. Je mets quelques minutes encore à retrouver mes esprits et je file à la Croix Rouge me réchauffer avec une bonne couverture. Le massage sera le bienvenu également. Mon avis : course magnifique à faire absolument (site splendide, organisation béton, Vosgiens très accueillants, parcours nickel chrome). Alors certes, j’ai foiré ma course mais avec le recul je suis déjà heureux d’avoir pu participer, d’avoir fini ma course et ça ne restera en aucun cas un mauvais souvenir. Je voulais faire un Ironman cette année (ce sera pour une prochaine fois) mais je n’oublie pas non plus que j’aurais très bien pu ne pas faire de courses du tout (après mon opération du genou). Mes camarades Fanch, DU et Foufou ont fait de bien belles courses et je les en félicite. Mon Filou n’a pas eu de réussite à Gérardmer et je sais qu’il est déçu par sa saison mais je sais aussi qu’il reviendra costaud l’année prochaine car c’est un grand du triathlon. Je remercie très chaleureusement tous mes collègues du club pour leur soutien, leurs conseils et leur bonne humeur tout au long du w-end et tout au long de l’année. Merci à Louis de me faire progresser en natation (ça casse pas encore des briques mais ça viendra...j’y crois). Une mention spéciale à Croco pour son investissement sans faille au sein du club et qui nous fait bien profiter de son expérience et des ses précieux conseils. On n’oublie pas que la saison n’est pas terminée et je compte encore sur vous pour bien nous envoyer à Chateauroux début octobre. J’espère que je n’ai pas été trop long mais au moins ça vous fait de la lecture au boulot entre deux dossiers Bisous Vincent -------------------------------------------------------------------------------- Gérardmer ! je viens de le dire ! Wech wech wech ! CR de Gérardmer Natation correcte, vélo difficile, bonne course à pied, 7h23 à l’arrivée je suis satis... MEEEERRDDEE je raconte 2006 ! Entre-temps un bon hiver, un printemps moyen et un été castastrophique qui m’a vu rentrer dans la cour des glands le 24 juin à Roth. Sujet : lose chronique sur 2007 et départ en Elite ( ?). Quand ? "Peut-être qu’en septembre ... tu reviendras" Helène Rolles. C’est dans l’attente de ma forme passée et avec cet état d’esprit guerrier que je reprends le chemin de l’entraînement début juillet après ma déconvenue teutonne. C’est l’été il fait beau et chaud -la fameuse contrepèterie belge !- ... en fait temps pourri pendant 2 mois ! Il y aura bien eu ce 200 bornes le seul jour de canicule avec Valérian sinon pas grand chose de sérieux. Bref, de la bricole jusqu’à la course. J’avais plus d’ambitions sur le tirage au sort du dimanche soir que sur la course du samedi. Qui ? : les protagonistes du week-end sont des habitués, rien de bien neuf lol du DU du Filou du Fanch du Foufou plus un rookie sur la distance Pepech ! dans le rôle des compagnons de chambrée le gars Valér et un collègue à lui Philippe qui ont désiré partager notre chalet sur le domaine des Adrets. Pourquoi ? : !? Comment ? : voilà le week-end tel qu’il fut ... Jeudi après-midi, RTT jusqu’au lundi midi -pour le tirage au sort, c’est important- ; le timing est réglé au poil de fion avec Fanch et Pepech -ça te dérange pas que tout le monde t’appelle Pepech ?- ; dépôt du matos chez moi le mercredi,départ programmé vers 14h le lendemain. Et nous voilà partis. Dans la grande décontraction précompétitive (le match contre l’Argentine) qui règne, nous prenons le temps, et décidons une petite halte en gare de Chilly-Mazarin que l’élégance de la tenancière du bistro de l’endroit n’allait pas faire regretter à mon chargement (Fanch et Pepech). Et pi ça tombait bien, il fallait changer la roue avant gauche lol. Fait marquant du trajet autoroutier de l’allée (et oui au retour nous avons pris les routes de traverse avec Fanch), l’arrivée taquet + appels de phare d’un assimilé polack sur une voiture de gendarmes sur la file de gauche qui lui a valu une sortie prématurée mais sécure de l’autoroute. Archi lol. A part ça rien ... si ce n’est que Viamichelin, Mappy & Cie c’est de la merde en barre ; nous vlà à chercher des n° de route qui n’existent pas, des directions qui nous emmènent ) à l’opposé. J’ai soupçonné un temps la concurrence de vouloir nous empêcher de prendre le départ mais en fait non. Vendredi : petit moment de déprime car on a pas pris les skis, dommage ! lol alors on reconnait le parcours en bagnole et on pédale un chtouille dessus. Le lac nous tend ses flots à 16°, c’est pas ultra enthousiasmant mais bon, personnellement je m’en pète. Et même tout ce qui peut faire douter les chiffes molles est bon à prendre. Le soir, le XV est défait, mon lit aussi puisque je pieute dans le clic clac du salon. A demain ! Samedi : pas de caca mou, il ne fait pas froid, beau et on a pas peur. Je nage un peu et direction le départ. Dans les premiers à arriver sur la ligne (à Roth le premier dans l’eau !). Sérénité et concentration au départ ! J’entends même pas le bruit des spectateurs, de la musique et du speaker d’ailleurs ! Au coup de pétard, bah ... ça part ! Je crois avoir pas trop mal nagé, sans me faire reprendre pas les nageurs de la deuxième vague. A la sortie de l’eau les papattes sont un peu congélées j’ai failli me croûter : ç’aurait été une défaite sur tapis vert ou un coup de Massaud (=)). Pour le reste, rien dans les cannes, bloqué dans le corps et l’esprit, je finis le vélo et bâche ... pour la première fois et rate du même coup ce put... de tirage au sort ! Belles courses de l’ESN dans l’ensemble, Vincent pour son premier LD, Fanch dans les clous, Foufou au sommet de la -d’une ! wink - hiérarchie et DU qui court après le vélo. Le soir, un classique pizza + foot devant France-Italie "vous n’en reprendrez pas ? non sans façon merci". Dimanche : on fait rien comme des gromanches. Vincent a son train à 9h30. Ce sera l’occasion de découvrir Epinal by dimanche matin en Renault Mégane. Kebab le midi (enfin !) puis direction le CD auquel prend part Valérian, taillé pour un parcours de ce type lol. Puis glandage puis cérémonie avec nouvelle défaite au tirage au sort. Lundi : réveil compagnie 6h ! et départ 7h pour les travailleurs que nous sommes Fanch et moi... Un week-end bien sympathique à tout point de vue. J’espère retrouver tout ce monde sur d’autres courses. Pour les ceusses qui veulent caser un LD -après avoir fait un MD et avant de faire un IM- je conseille vivement celui-ci, qui nécessite quand même d’être prêt à vélo. Pour finir, et même si je sais qu’il y a la Coupe de France, 2007 est mort vive 2008 ! Filou Samedi 6 Décembre 2008
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