15/08/2006 Compte Rendu de l' EMBRUNMAN par Foufou et Tom



Tout d’abord un grand merci à Claude qui m’a mis la puce à l’oreille en me parlant de triathlon, merci, également à Luigi qui m’a bien entraîné, et bien conseillé tout au long de la saison d’hiver, merci enfin à tous les athlètes de Nanterre de m’avoir accepté parmi eux !

Pourquoi Embrun comme 1er triathlon ? Je pensais que le triathlon le plus typé cycliste me conviendrait au mieux, et pourquoi Ironman, simplement car j’ai toujours mieux réussi, en cyclisme, les grosses distances.

Donc aprés une 1/2 saison de cyclisme avec mon club Cyfac, ou j’ai effectué pas mal de cyclos : ronde des sangliers, des Sablés, la Nevers, Cézanne, Ventoux, 3 Ballons, Vélomarathon de l’Ardéchoise, Fausto coppi, Marmotte, j’ai coupé du pur vélo pour reprendre une véritable prépa de Tri.

Donc, dès le 3 juillet, je ne pense plus qu’à Embrun ! et compte tenu de tout ce qu’on m’en a dit, et pour une 1ere expérience de cette discipline : prépa ultra spécifique :

En 1 mois de vacances sur la côte, 23 séances de natation en mer, toujours sur des fréquences cardiaques de 60 à 75% maxi, pour 15 à 20 kms par semaine. Dans la même période, 13 séances de CAP, 12 à 32 kms entre 27 et 32°C ! même travail cardiaque ! Idem pour le vélo, 1600 bornes avec le club d’Antibes. S’ensuit 1 semaine de récup, sans rien pratiquement ! boulot oblige ! Puis départ à Avoriaz, 12 jours avant le 15 août ! Pendant les 10 iers jours, 1 montée d’Avoriaz tous les 2 matins, et les jours sans vélo, descente au lac Léman pour 1 séance de natation, soit dans le lac, soit à la piscine de Thonon. Enfin, 1 petit régime discocié à j-6 j-5 et j-4, et recharge glucidique les 3 jours restants.

Je pars donc le dimanche 13 à Embrun, où je rejoins 1 pôte Cyfac, qui m’attends avec son Van ! Je passe le dimanche et le lundi à reconnaître le départ et l’arrivée du parcours vélo et CAP, et profite pour faire un tour du lac. Tout à l’air d’aller !

2 super nuits de sommeil dans ma voiture, à, 50m du départ........... à vos marques , ça va partir !

Tout le reste n’est que du bonheur.......... et dés un départ prudent (cause claustrophobie), tout s’enchaîne, un peu à taton, les transitions approximatives, mais aprés une natation très calme en 1h12’50", décidément je suis parti un peu trop à l’arrière !

J’enchaîne un vélo moyen car je m’en tiens à mon plan de marche, des paysages somptueux que je connaissais, et le fameux izoard magnifique.

Résultat 7h53........., mais l’essentiel est préservé, tout dans le foncier de base : 137 de moyenne 160 maxi, à rapprocher d’un 152 de moyenne et 178 maxi en cyclo !

Puis le marathon, transition un peu difficile, le dos bloqué au niveau des lombaires, si ça dure, je ne pourrai pas continuer ! Je tente donc de courir le bassin trés en avant, et .............ça passe en 10 minutes......ouf, je peux donc continuer ! Au 2ème tour, quelques petites douleurs diffuses apparaissent, et me poussent à ralentir par moment !

Finalement, ce sont bien les descentes qui me gènent le plus ! Et à 4 bornes de l’arrivée, mes copains me passent ma femme au téléphone, qui m’encourage ! tu parles que c’est pas maintenant que je vais m’arréter ; les copains essaient de me suivre sur les 3 derniers kms, mais là, je me dis vas-y Thierry tu as 15 minutes à t’éclater, ce que je fais ! résultat 4h18’ !

Au final 13h42’ pour boucler le parcours, sur ce temps, il en restera pour moi 13h20 de Bonheur, et 20 minutes d’Extase !

Un très gros Bonheur d’avoir réussi mon pari qui était de finir en moins de 14h00, et un regret, c’est d’avoir fini si bien.....avec le sentiment qu’il était possible de faire mieux ;..........

ALORS L’ANNEE PROCHAINE............................

Bravo encore une fois à notre Thomas pour son ENAURMEUX PERF !

Thierry Foulounoux


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Nous sommes arrivés à Embrun le 4 août avec 2 copains bretons, Iwen et Valérian, de façon à avoir le temps de reconnaître les parcours vélo et course à pied avant la course et à nous acclimater à l’altitude (800 mètres). Nous logions au camping où nous avons réussi à survivre à l’extrême fraîcheur nocturne ces 2 semaines.

Le 5 août, nous avons fait la reconnaissance complète du parcours vélo, les 186 kms en 6h51 pour ma part, et dans les 10 jours restants toutes nos sorties vélo et course à pied se faisaient sur les routes de la course, de façon à bien repérer mentalement le parcours (ce qui est une aide non négligeable pendant la course).

Contrairement à l’année dernière où je n’avais absolument pas stressé avant la course (inconscience du débutant), cette année ma dernière nuit a été très mauvaise : J’avais beaucoup souffert sur le marathon et j’appréhende... Donc 1 à 2 heures de sommeil la nuit du 14 au 15, mais normalement ce n’est pas très grave puisque les nuits précédentes étaient bonnes.

Le 15, réveil (ou plutôt lever puisque je suis réveillé depuis longtemps), sportdej dans le camion avec mes 2 collègues et arrivée dans le parc à vélo sur le coup de 5 heures. Pas mal de stress, je sais ce qui m’attend et j’espère être à la hauteur de mes objectifs.

5h57, le départ est donné avec 3 minutes d’avance, ce qui fait que je n’ai à ce moment là ni bonnet ni lunettes, je fais le choix de balancer le bonnet et mets mes lunettes en vrac et c’est parti. J’ai pris l’option de partir complètement à droite pour pouvoir m’écarter et éviter les coups, option payante puisque je fais quasiment la route directe et je peux partir prudemment sans me faire couler ni tabasser. Par contre, natation dans la buée totale faute de préparation des lunettes...

La natation se passe globalement bien, je sors de l’eau en 1h02 et quelques mètres devant moi il y a Iwen. Bonne nouvelle, c’est un bon nageur, c’est que ça commence bien pour moi.

Arrivé au parc à vélo j’espère voir Valérian mais sa place est vide, déjà parti. En enlevant la combi, j’attrape des grosses crampes aux ischios qui m’obligent à rester 1 à 2 minutes sur ma chaise sans pouvoir bouger. Ca c’est la très mauvaise nouvelle, parce que j’abîme ces muscles qui sont en plus mon talon d’Achille sur le marathon... Finalement ça passe et j’arrive à partir, mais j’ai perdu du temps bêtement...

Je pars comme prévu très prudemment à vélo, en me bridant volontairement au cardio. Malgré cela, je double pas mal de concurrents dans les 6 kms de la 1ère bosse. Mes ischios me font mal, il reste 185 bornes pour récupérer !

Au 43e km, alors que nous repassons sur Embrun, je suis 40e, soit 2 fois mieux que l’année dernière au même endroit, ça ne va pas si mal. Jusqu’au pied de l’Izoard, je double pas mal de monde, toujours en veillant à ne pas allumer dans les bosses. Même stratégie dans l’Izoard, où je monte volontairement sans forcer, la course est encore longue. A 6 kilomètres du sommet, j’ai Valérian en point de mire, il arrive finalement quelques secondes devant moi en haut. On prend notre ravito perso en haut du col et on bascule dans la descente, aux alentours de la 20e place. Je fais la descente à bloc et gagne encore quelques places.

A Briançon, sur un petit rond point et un flic arrête une voiture devant moi. Je m’engage pour passer à droite mais juste quand j’arrive, cet abruti de poulet lui demande d’aller à droite, ce que fait l’imbécile de chauffeur, du coup j’ai le choix entre la portière et le trottoir à 45 km/h, et je choisis la portière. Résultat, éjecté du vélo, vol plané sur le rond point et triple salto de mon destrier. Miraculeusement, je me relève sans blessure grave, mon cuissard et surtout mes jambières et manchettes m’ont protégé, et le vélo n’a pas de dégâts apparents. A la mine des spectateurs, la chute semble quand même avoir été spectaculaire ! Je repars donc rapidement mais je ne suis pas passé loin du drame...

A partir de ce moment, on prend le vent de face jusqu’à l’arrivée (ce qui ne veut pas dire qu’on l’avait de dos avant, la magie d’Embrun), je rattrape progressivement quelques concurrents qui "pètent" dont René Rovéra (9e à Hawaï 2004 quand même !) au pied de la côte de Pallon, la 3e grosse difficulté du jour. Au 150e km je commence à avoir un coup de mou, mais Fabrice passe avec nos supporters nous encourager et ça fait du bien au moral. J’ai longtemps Romuald Lepers et Thierry Claes en ligne de mire et je fais la jonction à 10 kilomètres d’Embrun, ce qui aide aussi le moral. La dernière difficulté du vélo, la côte de Chalvet (6 kms) passe sans problème, et j’arrive au parc à vélo en 15e position, bouclant le parcours en 6h24. Je vois à ce moment là 7h30 sur le chrono, ce qui signifie qu’il me reste 3h30 pour faire mon marathon (et atteindre l’objectif - de 11 heures).

La transition est parfaite, mais dès les premières foulées, je sens que je suis extrêmement tendu des ischios, ce qui signifie qu’il va falloir lutter pour éviter la crampe fatale. Malgré cela, je cours en 4min30s au kilo sans avoir l’impression de forcer, il n’y a plus qu’à tenir. Je passe aux 10 kilomètres en 44 min et au semi en 1h36, après avoir du m’arrêter 1 fois au stand toilettes et 1 fois uriner. A partir de là, je sais que si je cours jusqu’au bout les 11 heures sont dans la poche.

Mon problème ne se situe pas sur le plat ou dans les descentes, puisque mes quadris ne me font pas encore mal, mais dans les côtes, où les ischios sont beaucoup sollicités et je sais que c’est là que ça peut lâcher. A mon 2e passage à la grosse côte qui monte vers Embrun (25e km), je sens que ces muscles sont vraiment au bord de la crampe, et à partir de là je serai obligé de m’arrêter marcher de temps en temps pour éviter l’arrivée de la crampe qui signifierait le début de la grosse galère (ce que j’avais vécu l’année dernière). Je sacrifie donc un peu de temps et essaie d’optimiser au maximum ma foulée. J’ai vu au demi tour que Valérian n’était pas très loin (10 minutes), donc si je molli je sais qu’il va me remettre ce qui me motive à ne rien lâcher.

A 6 kms de l’arrivée, mes quadri commencent à leur tour à me lâcher et il devient de plus en plus difficile de tenir une vitesse raisonnable, mais la proximité de la ligne d’arrivée m’interdit de céder.

A 3 kms du but, je sais que les 11 heures sont dans la poche sauf pétage, personne n’est en vue derrière et je ne vois pas le concurrent me précédant, je décide donc d’assurer au maximum pour éviter la crampe et sacrifie quelques dizaines de secondes.

Finalement, je finis 15e en 10h58, contrairement à l’année dernière, je savoure pleinement la dernière ligne droite et le franchissement de la ligne. Quel bonheur de répondre présent le jour J et de finir en ayant eu l’impression d’avoir bien géré sa course !

Moins de 11 heures, c’était l’objectif, 15e, c’était inespéré, surtout au vu du plateau très relevé qui était présent sur la course cette année. Je ne suis devancé que par des pros ou des figures du triathlon d’Embrun. Eric Monnet ne finit que 2 minutes devant moi, il devait être à l’agonie sur la fin du marathon, j’aurais su, j’aurais peut être pu mais avec des "si"... Sur le plan sportif aucun regret, mais le 14e gagne 400 euros contre 150 au 15e, donc finalement c’est quand même dommage sur le plan financier !!!

Valérian fait lui 20e en 11h06, belle perf quand sait qu’il dépasse les 80 kilos ! Lui à qui je reprochais avant la course d’être un loser parce qu’il ne comptait pas se faire mal, il a finalement bien caché son jeu et il ne fallait pas traîner pour être devant !

Dommage pour Iwen qui était dans un jour sans, il a galéré à partir de l’Izoard pour finalement finir en 14h05, en deçà de ses espérances, mais beaucoup de triathlètes aimeraient déjà être capable de cela !

Un remerciement tout particulier à Bruno, Stéphanie, Fabrice, Laurence, Olivier et Cécile qui sont venus spécialement à Embrun pour la course et nous ont encouragé tout le parcours, vraiment sympa, surtout que ce sont des récidivistes puisqu’ils étaient déjà là l’année dernière !

Je tiens quand même à dire que si l’année dernière, j’avais vraiment galéré pendant la course, cette année ça n’a été que du plaisir, ça vaut le coup de s’entraîner des semaines pour des moments comme ça ! Et comme quoi, l’expérience aide à progresser !

Prochain rendez vous, peut-être le triathlon courte distance de Pléneuf Val André le 27 août pour le fun, et le moyenne distance de Val de Reuil le 3 septembre pour le club, sachant que les véritables objectifs de fin de saison sont la coupe de France des clubs le 8 octobre et le semi marathon Saint Pol Morlaix fin octobre.

Maintenant, il me reste 2 semaines de vacances pour annihiler les carences en bière et en rhum accumulées ces 2 derniers mois !

Thomas Lemaître

Lundi 8 Décembre 2008
David Quérel
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