15/08/2008 Compte Rendu de l' Embrunman par Tom, Ludo, Max et Denis



15/08/2008 Compte Rendu de l' Embrunman par Tom, Ludo, Max et Denis
Embrun 2008 - Le jubilé
Et bien moi aussi j’ai fini, une participation débile compte tenu de mes blessures et de mon manque d’entraînement, mais une course nécessaire pour boucler la boucle.

Tout commence donc le 15 juillet à 23h30, la dead line pour s’inscrire avant le tarif prohibitif, date qui me trottait dans la tête depuis un moment, mais je ne pensais pas que j’oserai faire la connerie de franchir le pas. Ensuite une petite préparation d’une semaine en Bretagne, où les sensations sont bonnes, deux semaines en Martinique, avec beaucoup de rhum mais peu de sport compte tenu de la chaleur étouffante et des ischios qui grincent, et enfin une semaine à Embrun, avec une méforme complète (sans doute liée au décalage horaire et à l’altitude), et de grosses douleurs aux ischios de la jambe gauche. C’est donc décidé, je ne prendrai aucun risque sur la course et je tenterai juste d’être finisher, si je peux courir ou au moins marcher...

J’arrive donc le 15 août au départ, avec un peu plus de 1000 bornes de vélo et 0 km de course à pied dans les 4 derniers mois. Point positif : j’ai super bien dormi, ya pas à dire quand on ne s’est pas entrainé on stresse moins !

6h : Départ de la nat, comme d’habitude je pars à droite du paquet pour éviter les coups, mais je suis un peu loin sur la plage et je n’atteindrai l’eau que 30 secondes après le départ, pas grave dans l’absolu mais vous comprendrez plus tard. Je nage comme prévu extrêmement peinard, essayant avant tout d’optimiser mes trajectoires et mes passages de bouées sans jamais appuyer. A la dernière bouée (3/4 du parcours), je suis en 46 minutes et j’accélère sur la fin pour essayer de passer sous l’heure, et sors finalement en 1h00min30s, c’est clair qu’il n’y a pas la distance mais c’est dommage que je sois parti derrière !

Transition efficace, je prends le temps d’aller faire une grosse commission, comme ça je suis peinard pour la journée ! Valérian et Denis sortent du parc quand j’arrive à ma place, je sais que je les rattraperai rapidement.

Dès le début du vélo je gère, et je m’aperçois que j’ai perdu ou oublié ma puce et que je n’ai pas mis mon cardio. Tant pis, comme ça je suis moins lourd, ça ira plus vite ! Je double Denis dans la première bosse, il prend son temps c’est ce qu’il faut, puis Valérian dans la descente. On roule ensemble pendant une quarantaine de bornes, puis je pars devant dans un groupe qui roule pas mal et que je ne veux pas lacher. Je trouverai du monde avec qui rouler jusqu’en bas de l’Izoard, que je commence à monter peinard alors que beaucoup me doublent en montant au charbon, 10 contre 1 que je les ramasserai tous sur le retour ! Je trouve un mec de Cannes qui monte également tranquillement, on passera 10 bornes à discuter en montant (voraciousgangrene d’onlinetri). Je le lache finalement dans la descente de la casse déserte et monte les 2 derniers kilomètres sur un rythme un peu plus soutenu, puis enchaîne rapidement dans la descente après avoir récupéré rapidement les 2 bidons de mon ravito perso. Tous les mecs qui m’ont doublé dans l’Izoard sont déjà derrière, et ouais les gars, faut apprendre à se gérer ! Le haut de la descente est mouillé et je suis prudent, en bas c’est sec et je peux envoyer et gagner encore quelque places.
A Briançon (km 120), je suis en pleine forme, un spectateur à vélo (qui passe le bonjour à Claude, Ludo, il est au club de vélo de Villeneuve la Garenne) me dit qu’un autre mec de Nanterre est 2 minutes devant, c’est Max je vais le niquer ! Je fais les 20 bornes suivantes au charbon, ramassant pas mal de monde mais pas de Max en vue... Dans la côte de Pallon, on voit loin devant et pas de Max, le mec s’est planté c’est pas possible, en plus je commence à être crâmé, je n’aurai pas du accélérer. Un Danois me mine dans cette bosse où je n’avance pas, je le ratrappe après le sommet et je ferai le reste du vélo avec lui. Il roule régulièrement, me semble frais, et surtout est super rapide en descente, dans des conditions difficiles puisqu’il pleut à nouveau et il y a pas mal de vent de côté.
Vient ensuite la dernière difficulté du parcours, la côte de Chalvet. Au milieu de la bosse, je vois un concurrent loin devant (ça faisait 40 bornes qu’on n’avait plus doublé personne avec mon compagnon de route), et je crois reconnaître le style de Max. Je demande à un spectateur si le mec devant a le même maillot que moi, il me dit que non, merde. Mais un peu plus loin, une spectatrice dit "tiens, encore un mec de Nanterre !", c’est sûr c’est Max, ma motivation décuple. Je gagne 100 watts d’un coup, le ratrappe rapidement tout en lachant le Danois, un peu de chambrage en passant (un petit défi entre nous qu’il n’envisageait pas que je puisse réussir compte tenu de ma forme avant la course), puis descente et arrivée au parc avec le Danois descendeur qui m’a rattrapé, je suis 35e.

Mais dès que je pose le pied gauche par terre pour courir, une douleur terrible me lance dans le genou... Je vais à ma place en marchant, me change (je prends ma veste parce qu’il fait pas chaud en rando) et sors du parc... en marchant. Le plus frustrant dans cette histoire, c’est que ce ne sont même pas mes ischios qui me font mal, mais mon genou...

De toute façon, je ne suis pas capable de courir 42 bornes, donc je marche et on verra bien. José me double dès le début du marathon, puis Max après 1 km, puis Dominique Meneust au 3e km, et toujours pas moyen de courir avec ce genou. Les spectateur ne comprennent pas et m’encouragent, mais quand on ne peut pas on ne peut pas ! Fanch marche un peu avec moi, puis au 6e km je commence à pouvoir courir donc j’alterne course et marche. Commanaman passe et je cours un peu avec lui, puis Valérian au 10e km. Jusqu’au 30e km ça continuera comme ça, alternance de course et de marche, la limite n’étant pas musculaire mais articulaire avec ces pu.... de genoux qui me font super mal. Mais au 30e j’ai trop mal, et je me dis que désormais, ce sera marche jusqu’au bout. Je m’aperçois que je devrais finir en 13h15 et je me dis que c’est dommage de finir au dessus des 13 heures, donc je m’inflige des séries de 5 minutes puis 3 minutes de course (=torture des genoux) pour passer sous les 13 heures, à 2 km de l’arrivée c’est gagné, et je savoure la fin à la marche. Mais Ludo me double à 500 m de la ligne, quasiment au sprint, je le ratrappe et on finit main dans la main, ces 500 mètres à 15 km/h me feront exploser la barre des 13 heures en 12h53 !

Merci à Croco, Fanch et Sandrine pour leurs encouragements sur la course, vraiment sympa surtout quand on est dans une galère comme la mienne ! Bravo à Max qui s’est accroché comme d’habitude pour faire un temps honorable, même si le vélo lui avait trop tapé sur la gueule pour faire une perf, à Denis qui pour son premier Ironman et compte tenu de son gabarit fait une belle perf et un super marathon, et à Ludo également Embrunman Finisher.

Comme dit au début, pour moi cette course était une sorte de jubilé, sportivement c’était une grosse connerie d’y participer, mais c’était un moyen de boucler la boucle et de faire une dernière fois cette course pour laquelle je me suis mis au tri. Désormais, je vais faire un long break, je reviendrai peut-être (notamment parce que je suis convaincu que le top 10 est à ma portée), mais pas avant un moment, en tous cas pas avant d’être complètement guéri de ces problèmes musculaires. Au delà de cette blessure, je sens que la motivation pour m’entraîner n’est plus aussi présente (sans doute aussi à cause de l’impossibilité de faire des courses). Donc pas de licence de tri en 2009. Ne vous inquiétez pas, je passerai vous voir à la rentrée, et je suis toujours dispo pour un apéro !

à+

Thomas


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Voila le mien. Que je tape pour la 2eme fois en deux jours (ca fait autant de temps en moins au bar !!!)

4h : Ca y est ! On est sur place. Il pleut averse et avec les copains on commence a se dire que ca va etre une journee galere de chez galere. On rit jaune. Un peu avant 5h ca se calme et on peut aller s’installer tranquilement dans le parc (enfin pour ceux qui ne sont pas dans les flaques d’eau). Et apres un petit tour dans la zone d’echauffement (surtout pour faire pipi car il y avait trop de queue aux chiottes, ca chauffe bien) ; on est appele sur le depart.

6h : Je suis tout a droite en 2eme ligne, pas moyen de passer devant. Tanpis, on fera avec. Rapidement apres le depart je vois un groupe qui semble se detacher vers le centre. Malheureusement le temps de depaser les quelques boulets entre moi et eux, quand je me rabats vers le centre j’ai pris une 20aine de metres de retard. Je ferai toute la nat sans encombre mais seul derriere ce paquet. Je sors un 49’33" : Sous les 50’ sur IM !!! Trop la classe !! Bon y’avait pas la distance mais c’est la classe quand même.

T1 : Les manchettes, deux maillots, les genouilleres, chaussettes... Tout ca prend du temps et du coup une T1 moyenne en plus de 4’. Mais valais mieux prendre son temps et partir a l’aise.

Vélo : des le debut croco me dit que je suis 21, je corrige, en fait ca fait 18 vu qu’il y a trois filles devant parti 10’ plus tot. Je me fais rapidement doubler par Jose, on s’encourage mutuellement. Je suis etonne de voir qu’il me distance en fait que tres doucement alors que je monte tout peinard.
Pas d’encombre dans la 1ere boucle de 43km. Je profite par moment de paquets que je perds dans les descentes, rattrape sur le plat. Je dois passer devant Croco et Fanch a la fin de la boucle environ 26eme. Ensuite on va en direction de l’Izoard. Tout se passe bien ; je reprends plusieurs concurrents, et les kilometres semblent passer tres rapidement. Tous les voyants sont au vert.
J’arrive 22eme en bas de l’Izoard, et perd quelques places rapidement a cause d’un arret pipi devenu necessaire (je ne refais pas la meme erreur qu’a Roth). Dans l’ascension meme si je ne souffre pas, ni me mets dans le rouge les sensations sont pas bonnes. Je n’arrive pas a accelerer. Je decide de continuer peinard quitte a me faire reprendre par quelques personnes. J’arrive en haut apres 4h51 de course. C’est dans les temps. Niquel !!!
Je m’arrete a peine au ravito, et c’est parti pour la descente vers Briancon. Jusqu’au retour sur embrun ca donnera :
je perds du temps dans les bosses et les descentes
je reviens sur le plat
Mais au final je perds quand meme du temps sur mes compagnons de route. Je ne m’en fais pas c’est normal, je suis habitue a ca sur le velo. En arrivant sur embrun j’ai encore l’impression d’etre bien. Quelle erreur !! A peine j’entame le Chalvet que comme dans l’Izoard je n’arrive pas a mettre de rythme mais en plus cette fois j’en chie tout ca pour rester scotcher. Et pourtant je sais que cette bosse n’est pas si dure (quand on la fait a sec tout du moins). Tom me rattrappe bientot en chambrant dur (petit con) ; j’ai meme pas le courage de lui parler. Arriver en haut, enfin, croco me dis que je suis 34 ou 35. Pas si mal malgre tout (mais bien sur je perdrais a nouveau plusieurs places dans la descente). Je pose le velo en 7h05. Je visais moins de 7h. C’etait pas loin. Ce sera pour la prochaine fois. Mais le probleme ce ne sont pas les 5min en trop mais l’etat dans lequel je finis. Je sais que je suis fatigue, et que le marathon va etre dur.

T2 : Je suis tout mouille donc je me change (chaussettes et maillot). du coup une nouvelle transition en plus de 4’

cap : Et c’est parti. Des les premiers pas j’ai mal aux jambes. Moi qui d’habitude passe T2 sans aucune difficulte. Pour comparer a roth j’ai pas eu mal aux jambes avant le 25eme. Ca promet !!! Je pars sur un rythme d’environ 13km/h. On verra bien combien de temps de tiendrai. Je double rapidement Tom. Cette fois ci je suis un peu plus frais et lui parle un petit. Il m’explique qu’il ne peut pas courrir mais je ne comprends pas trop pourquoi.
Apres le tour du lac Croco et Fanch sont la a m’attendre : Ils me parlent, m’expliquent qu’ils y a plein de mecs pas loin devant qui sont crames. J’essaye de leur expliquer que moi aussi. Lors premier tour je me situerai aux environ de la 40eme place mais je sens que je ne vais pas pouvoir tenir le meme rythme longtemps. Et en effet le 2eme tour va etre un long chemin de croix. Les jambes font vraiment mal mais il est bien sur hors de question de marcher. Alors on continue a courrir. Et heureusement qu’ il y a un public genial. Je discute un peu avec eux par moment, avec les benevoles aussi. Tout ca et les passages ou Croco et Fanch m’accompagnent me font du bien. Ca passe plus vite.
A 4km de la fin, je ne dois plus avancer tres vite. 10km/h peut-etre. Et Val me double sur un coup de cul. Je ne peut rien faire d’autre aue pietiner, pas possible de le suivre. J’accelere un fois le plat retrouver. Je vois que je reste a distance, mais je ne pourrai pas revenir ; et avec ces putains de jambes qui pesent une tonne pas possible de continuer, je me remets vite a 10. Je me fais doubler par un paquet de mecs avec un collier ; j’essaye de resister mais je suis trop detruit. Je finis aussi bien que je peut le marathon en 3h51. Bien loin des 3h30 que je m’etais fixe. J’etais vraiment trop defoncer a la fin du velo.
Tant pis je finis en 11h55. Apres tout c’est pas si mal. et même si j’ai souffert un max cette fois (contrairement a roth) et que je n’ai pas atteint mon objectif j’ai passer une super journee. Le parcours velo et vraiment magnifique. Et le public sur le marathon est sensationnel. Je suis decu mais content en gros. Et j’ai a peine depasser le ligne que c’est decider. Je reviendrai.
Pour retrouver cette ambiance. Et aussi car meme si ca n’a pas ete possible cette fois je suis sur que les 11h30 sont bien a ma portee en corrigant les quelques erreurs qui ont fait que je finisse le velo aussi mal.

Merci a tout ceux qui nous ont encourage sur le parcours. ca fait vraiment du bien de pas etre tout seul dans ces moment la. Et bravo a tous les finishers.

Max


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Voilà c’est fait j’ai bouclé mon 1er ironman et ce fut une longue et éprouvante journée. Autant le dire de suite, je ne réalise pas le résultat escompté : 1h15 / -7h30 / -3h45, un peu plus de 12h30 avec les transitions.

Un peu plus de 4h, je me gare près du parc de transition. L’orage gronde, il pleut des cordes ce vendredi matin sur Embrun. J’attends paisiblement dans la voiture une accalmie. C’est finalement à 5h que je gagne le parc pour la fin des préparatifs. Dans la zone d’échauffement natation pour ajuster la combi, il fait encore très sombre. Départ dans quelques minutes, nous sommes groupés sur la petite plage. Je me suis placé sur la gauche au 3/4 du paquet, je distingue à peine les bouées depuis la plage. 10 minutes après les féminines, c’est notre tour de s’élancer pour l’Embrunman 2008, moment tant attendu et redouté depuis des mois…

C’est vraiment le bordel pour nager jusque la 1ère bouée (200m), mais je prends pas de coups et arrive à placer quelques mouvements de crawl pendant ces 1ères minutes un peu délirantes. Après la masse s’éparpille, seuls les passages de bouées restent encombrés. Le 1er tour est effectué avec un minimum de lumière, je suis les nageurs devant moi, car je ne vois pas les bouées au loin. Sinon ras, ça déroule. 2ème tour, le jour est levé. Je m’applique sur ma nage pour glisser sans trop d’effort. On va chercher une 2nde fois la bouée tout au fond, et dernière ligne droite, reste 1000m, je suis bien. Je pose les pieds sur la plage en 1h10, surpris et ravi.

La transition s’éternise un peu. Ne voulant pas partir en vélo avec des affaires humides, je me change complètement : trifonction + maillot + maillot vélo, c’est long. Traversé du parc, et c’est parti on embraye sur le parcours vélo. La météo à l’air de nous sourire le ciel c’est un peu dégagé.

Installé sur ma machine, me voilà parti pour la 1ère boucle autour du lac. Je remonte un nombre très important de coureurs dans cette 1ère montée. Le soleil nous accompagne, avec peu de vent. Je passe le rond point de Orres en 1h25, pile le temps prévu, me voilà rassuré. Suite du parcours sans incident, les petites routes vers St André et St Clément, la nationale, Guillestre puis la combe du Queyras pour nous emmener vers le col de l’Izoard. Je rejoins Denis dans Arvieux, il me dit qu’il gère, la journée ne fait que commencer. Plutôt en jambes sur le début de la montée, je ralentis au fur et à mesure de l’ascension. A 4km du sommet, nous sommes rejoints par une faible pluie. Après la casse déserte, je suis complètement à l’arrêt dans les derniers lacets. Il ne faudrait peut être pas oublier de s’alimenter correctement sur le vélo ! 11h18. Je vais m’arrêter de longues minutes au ravito. La descente vers Briançon est détrempée, ca sent la grosse galère. Je suis tétanisé sur le vélo, incapable de prendre de la vitesse dans cette descente. Un arbitre à moto se porte à ma hauteur pour me demander si ca va, là je suis en dessous de tout. Denis me dépasse juste avant Cervières.

Le retour, Briançon-Embrun, vent de face, est la partie la plus difficile du parcours, à mon gout. Après Prelles, je me bats avec ma veste qui refuse de rentrer dans la poche arrière du maillot, m’obligeant à m’arrêter. Voilà Pallon, bosse sympathique au km 150, et au sommet il y a de nouveau Denis quelques centaines de mètres devant moi. Au pied de la descente de Champcella, nouvelle arrêt pour remettre la veste cette fois, il se met à pleuvoir (Orage) avec de bonnes rafales de vents qui font apprécier les jantes hautes.

De St Clément à Embrun, nous sommes quelques coureurs qui se suivons (de façon réglementaire j’entends) à une allure qui me convient encore. Laquelle je ne sais pas, je n’ai plus de compteur, il a pris la flotte ce matin. Passage du Pont Neuf, déjà des coureurs à pied (ça ca fait mal au moral), nous reste Chalvet, je ne devrais pas être loin du temps vélo prévu : 7h24. Cette montée ne finit jamais, elle cache toujours un lacet après le dernier, c’est là tout son charme. Quelques minutes de descente de M…, posage du vélo en 7h28, le chrono commence à m’échapper, faut penser à autre chose. Denis part sur son marathon quand j’atteins notre rangée, les Nanterriens sont voisins de parc (classique, vous me direz). Les vélos de Max et de Tom, négligemment posés sur les barrières me font penser qu’ils n’ont pas du prendre trop de temps pour transitionner.

Chaussettes et baskets pour clôturer mon Embrunman, ce sera dans quelques heures, de longues heures (les plus longues…). L’allure choisie, c’est environ 11,5 km/h, donc le marathon en 3h45. 52’ pour mes 10ers km, accompagné par François dans Embrun, j’ai des douleurs comme des points de cotés, mais cela m’est très habituel (malheureusement). Je croise Denis accompagné par Croco le long de la Durance. Croco me rejoint ensuite avant le Pont Neuf et la montée sur Baratier, partie difficile du marathon. 1er tour. 1h41 au 19ème km, c’est correct.
Le passage au 22ème km, nouvelle traversée d’Embrun, marque le début d’une 2nde partie càp vraiment moins rapide. Les encouragements de Sandrine, de Croco, puis des spectateurs ne vont pas y changer grand-chose. "Finir", "ne pas marcher", sont les seules pensées qui vont me trainer pendant ces 2 prochaines heures. Encore 2h ! Ca aussi il ne faut pas trop y penser. Croco me récupère (me ramasse, ne serait pas mal non plus) sur la digue, pour les 2 derniers kilos. Quelques centaines de mètres après le 41ème km, j’aperçois Tom qui boite vers la ligne d’arrivée. Je m’empresse de le dépasser, il va me rejoindre et nous finiront main dans la main sur la ligne d’arrivée. 12h53’32", un peu loin de mon ambition chronométrique, mais quelle journée.

Ludo


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me voilà enfin devant un micro et j’avoue que vos CR sont très pro messieurs alors je vais en faire un un peu différent

Arrivée en famille au camping de la clapière à embrun le samedi soir précédent l’épreuve avec la Levieux’s family
Dimanche : sortie de 50 km avec Fred pour reconnaitre les premiers Km ; idem le mardi pour les 50 derniers Km
J’ai préféré ne pas en savoir plus sur ce qui nous attendait entre le km 60 et le Km 160, je pense, après course que ce fut une sage décision ...
Je suis arrivé à embrun détendu, concaincu que j’allais finir cette épreuve mythique et je souhaistais franchir la ligne d’arrivée de mon premier ironman avec mes trois enfants le plus frais possible !
Mon objectif temps était 12H à 12H30 avec une natation en 0H55 - 1H00 (je sors en 54’50) - vélo en 7H à 7H30 (je fais 7H40) et marathon en moins de quatre heures (3H51).

Natation : je suis parti côté droit et j’ai cherché avant tout à nager cool sans utiliser mes jambes et afin d’aviter les coups : RAS sur cette partie car j’avais écouté les conseils de croco et même me choix des lunettes était important

Vélo : je me suis séché et tenue cycliste obligatoire pour cette épreuve qui allait être pour moi la plus dure par mon manque de bornes d’une part (phlébite de mars et avril) et par mon "cabarit (80 kg pour 1m86) : un peu lourd quand on doit faire 188 km dans ces conditions et avec ce dénivelé !
Premier col : tom me double, petit échange .... rapide : je gère et garde le moral, la journée sera longue
Deuxième col : arrivée de ludo, idem , échange rapide , petite mise en garde de Ludo sur les difficultés du retour mais surpris de le passer dés le début de la descente de l’izoard et stupéfait également qu’il ne me repasse pas avant la fin de cette épreuve cycliste
Je rentre au parc à 25 km / h de moyenne en 7H40, je suis frais comme tout , c’était l’objectif fixé pour faire un beau marathon et ne pas subir la fin de course en tirant dans mes réserves.

Après m’être alimenter tous les 10 km pendant le vélo, j’ai besoin de me changer pour partir au sec, je repars sur la CAP certain d’en finir maintenant.
Ma famille est là, mon fan club aussi (vous savez, les mêmes qu’à troye elles sont venues spécialement de paris pour cette épreuve et rien que pour cela, je ne peux décevoir)
Marathon démarré à 11 KM /H, rythme tenu jusqu’au km 37 et après, j’ai laché ce qu’il me restait, je double une dizaine de triathlètes dans les 5 derniers kms

Cette épreuve est belle, dure mais lorsqu’elle est bien préparée (en démarrant pas trop tot) , elle reste abordable si on arrive fort dans sa tête

Merci à toute l’équipe de nanterre présente sur le circuit à nos côtés pour nous soutenir et pour nous accompagner dans l’effort pédestre
J’ai senti que croco était tout de même fier de ses hommes de fer, tous rouillés et bien entamés après le vélo

Je reste admiratif vis à vis d’un public partout présent et ne ménageant pas ses encouragements tout au long de cette longue épreuve et sous la pluie pour beaucoup d’entre eux

Comme vous pouvez le vérifier, je suis un père heureux, je termine en 12H38 et avec mes enfants sur la ligne, j’en ai presque pleuré sur les derniers mètres.
Après une semaine passée, j’ai réussi à faire 3 footings de 45 minutes et deux sorties vélo seule blessure, une douleur au genou droit suite descente durance en eau vive avec ma fille.
Autre satisfaction du papa, ma fille constance a fini 3ème du tri avenir, son premier derrière une triathlète de nice et une belge
Et Francky, le parrain de mon fils a gagné le CD de belle façon, donc toute la famille était ravie le 15 aout au soir

Max : bravo et respect pour ta saison magnifique : TOP 20 en 2010 à embrun
Tom : tu es un fou furieux et je reste persuadé de voir ton nom dans le top 10 en 2010
Ludo : bravo pour ta perf et j’espère que tu n’es pas trop décu de finir derrière le "gros"
Fred : RDV en 2010 car ta famille et tous les nanterriens aimeraient te voir en découdre avec cet ironman
Quant à moi : vous allez me voir un peu plus en 2009 au club et j’espère avec un gabarit plus léger car je souhaite m’appuyer sur les conseils de nos entraineurs pour progresser sur cette distance qui me va bien

Pour embrun : je vais revenir en 2010 mais pour finir dans le TOP 50 alors DU, PASCAL, GILOU et tous les autres................... à vos calendriers

à bientôt

DENIS

Vendredi 5 Décembre 2008
David Quérel
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