24/06/2007 Compte Rendu de l' IRONMAN de ROTH par Max, Stef G., Pascal, Gilles, Tom, Croco et Henri
Hop Hop Hop ; voici mon comptte rendu de mon premier ironman.
Ma dernière nuit s’est bien passée ; j’ai dormi comme un loire. Tellement même que je ne me suis pas réveillé. C’est Tom (je crois) qui est venu frappé pour me réveiller avec 20min de retard sur mon planning. Rien de grave j’ai quand même le temps de bouffer mon sport dej’ et de boire mes pattes liquides. 6h10 : Les vélos sont prêts par contre je commence a stressé un peu : on a à peine mis la combi, on ne s’est toujours pas approché du départ nat. Je dois presser un peu les autres avec mon air bougon habituel (ceux qui ont cohabité avec moi lors de stages ou de compets sauront de quoi je parle). Finalement on y va et on arrive bien sur à l’heure. 6h20, départ nat : Je suis bien placé en deuxième ligne à 2m de Hellriegel et c’est le départ. Ça se bouscule un peu au départ mais on a connu pire. Bonne nouvelle, je n’ai pas cette sensation d’étouffement que j’ai eu à la plupart des précédents triathlons. Petit à petit je me retrouve à ma place dans un groupe qui avance bien. Un peu avant le premier demi tour celui qui était devant la file que je suivais s’arrête et fout une tatane dans la tête de cette dernière qui devait sûrement lui titiller un peu trop les pieds et ensuite se remet à nager dans ses pieds à elle. Ça me fait un peu chier car j’était bien dans les pieds de la fille mais je décide de ne pas disputer la position avec un mec déjà visiblement bien énervé. Juste après le demi- tour ce gros con lâche les pieds de la fille et le temps que je m’en rende compte j’ai pris 10m de retard et comprend vite que je ne pourrai pas revenir (sauf au prix d’efforts que je préfère éviter). Je dois perdre entre 30s et 1min dans l’histoire ce qui n’est pas dramatique. Je sors en 53min43s. J’espérais un peu mieux (sous le 53’) mais je ne me formalise pas et me concentre sur la transition. T1 : À part un bénévole très gentil mais pas très doué pour enlever une combi tout se passe bien. C’est vrai que mettre d’abord la chaussure droite (toujours la droite d’abord), les lunettes, le casque puis la chaussure gauche c’est peut-être original mais je en pense pas que ça fasse perdre beaucoup de temps. Vélo : Et c’est parti pour le vélo. Les sensations au début sont mauvaises. Le cardio ne descendra pas en dessous du 170 dans la première demi-heure et j’ai mal aux jambes. Je n’y fais pas trop attention et roule quand même à une bonne allure. Le cardio fini par baisser et le mal de jambes par s’en aller assez rapidement. Je me suis rapidement fait doubler par un Filou semble-t-il en forme sur son vélo ce jour-là. Je le suis (à distance réglementaire bien sur) pendant 2 ou 3 kilomètres comme je ferais avec d’autres concurrents me dépassant. La fin du premier tour se passe bien, je suis dans les temps prévus peut-être même un peu d’avance (croco ??). Passer dans les endroits avec du public me donne un moral monstre, ca fait vibrer. Enfin je kiffe quoi, je suis heureux d’être là. Quant au solar c’est pas descriptible tellement c’est énorme. Rien que pour ce moment, ça vaut le coup d’aller à Roth. Le deuxième tour commence et le mal de dos qui commencait à apparaître disparaît d’un coup. Je ne sais pas trop pourquoi mais je ne m’en plains pas. Par contre arrive un autre problème : la vessie me joue des tours. Je tenterai plusieurs fois (5 ou 6) de me pisser dessus en suivant les conseils de tom : attendre une descente, se relever sur le vélo, décontracter les abdos et se laisser aller. Mais rien n’y fait, je n’y arrive pas. Je finirai le vélo avec cette grosse envi d’uriner qui ne m’a pas empêché d’appuyer sur les pédales mais qui m’a pas mal déconcentré. Revenons à des propos plus sportifs, je n’avais pas de compteur par choix personnel. Je ne le regrette pas mais entre le 120ème et le 160ème je n’ai pas vu de panneau indiquant le kilométrage (j’en ai peut-être rater un ??) et là le temps me parait long et je m’énerve un peu. Et hop après un deuxième tour de solar que je remonte comme le premier sans m’enflammer. Il me fait du bien car je commercer à en avoir marre de pédaler et hâte de courir. Après ca je sais que c’est fini et qu’il faut juste prendre un peu son mal en patience. Arriver au moment de sortir du circuit pour aller vers le parc tout le public me dit d’aller à gauche. Je savais que s’était à droite. Mais quelque chose comme 200 personnes qui vous disent le contraire dans un moment où on a pas trop le temps de réfléchir ça aide à se tromper. Enfin rien de grave grâce à Stéphanie et Sandrine qui ont réussi à se faire entendre parmi cette foule et qui m’ont permis de me rendre compte tout de suite de mon erreur. Enfin comme quoi reconnaître tout le parcours vélo est une nécessité (même si c’est fait en voiture). Comme j’en ai marre et que je suis presser d’arriver je finis à l’allemande : tout à droite. Je boucle le vélo en 5h16. Ce qui est pas mal au vu de mon niveau, j’aurai je pense pu faire 2-3 min de moins mais j’aurai aussi pu faire pire. Donc on peut continuer sereinement cette course ; je suis toujours dans les temps prévus et j’ai toujours pas mal aux jambes. T2 : Les bénévoles sont géniaux (et parfois mignonnes), ils applaudissent, encouragent, Surprise quand je rentre dans la tente, je retrouve mon copain filou qui m’explique rapidement qu’il s’est gourré au même endroit que moi. Pendant que je mets mes chaussures je laisse les bénévoles me passer de la crème solaire et leur demande où je peux pisser enfin. Ce sera mon grand moment de soulagement avant de partir courir. Càp : Tout le monde est là pour m’encourager. Mathieu, henry, croco et d’autres. Ca fait vraiment plaisir. Et surtout juste devant y’a filou. Je me dit que se serai génial de faire le marathon (ou au moins une partie) à 2 mais malheureusement pour lui ça ne se fera pas (cette fois). Juste après y’a un type qui me double, je décide prendre « sa roue » et ça passe bien. Enfin pour moi car 500m plus loin il explose et reste scotcher. Mais c’est trop tard je suis lancer et je pars donc à un rythme de 15km/h que je tiendrai jusqu’au 4ème ou 5ème kilomètre. La le rythme redescend un peu mais ça va bien, les jambes vont bien et les kilomètres passe relativement vite. Je croise DU dans mon 13ème km, une petite tape amicale, quelques encouragements et c’est reparti. Il à l’air bien, tant mieux pour lui. Ca me donne aussi une motivation supplémentaire : y’a pas moyen qu’il me rattrape !! Ça ira comme ça jusqu’à la fin du premier semi où je croiserai en autre Filou et notre président. Au 20ème je passe devant les autres ; je ne reconnais pas tout le monde mais en tout cas Fanch fait quelques mètres avec moi. C’est psychologiquement rafraîchissant (t’as jamais eu une aussi belle voix qu’à ce moment là mon petit Fanch). On discute un peu, je lui dis que je vais bien et que leur ironman en fait c’est un truc de tapettes. Je plaisantais bien sur car je commençais à avoir mal aux jambes et à comprendre que je risquais de souffrir . Je boucle le 1er semi en 1h35’. Parler avec Fanch et courir avec lui m’ont fait du bien. Pendant 2 ou 3 km je continue sur un bon rythme. Mais au 23ème je baisse le rythme. Et à part pendant 1km ou je me sentirai renaître aux environs du 26ème il baissera progressivement jusqu’à la fin. Le demi-tour au 30ème comme pour tout le monde est dur à aller chercher et après dans la descente ca va pas forcément mieux. Mais je refuse toujours de marcher. Je repense à tonton Louis : « tu iras toujours plus vite en courant qu’en marchant ». Je ne tarde pas à recroiser DU. Il a l’air pas trop mal toujours mais j’ai augmenté mon avance. J’aurais bien aimer un petit fight à deux sur le finish (avec moi qui gagne à la fin bien sur, ), tans pis, ptet pour la prochaine. Je finis comme je peux, les jambes sont plus que lourdes et font vraiment mal. Mais la tête va bien, je repense à pourquoi je suis là, à tout ceux qui m’ont encourager tout au long de la course. Enfin je repense à tout un tas de bonnes raisons pour ne pas craquer. Je rejoins comme ça le 38ème km (et se fut long) où je retrouve tous nos supporters : j’entends surtout tom qui m’encourage. Fanch refait quelques pas avec moi. M’explique la fin du parcours. Le temps passe plus vite, merci. Et peu plus tard c’est Louis que je croise. Il me suivra jusqu’au 41ème. Les derniers km passent mieux que ceux d’avant grâce aux compères qui m’auront fait penser un peu à autres choses qu’à mon mal de jambes. Je m’apprête à passer le mur du 41ème en déroulant mais un petit con arrive derrière quand je suis en train de le passer. Je lutte ce que je peux mais il est plus frais que moi. Tans pis, je lui laisse la place et me relache pour profiter de l’arrivée. Des mains se tendent de tout bord vers moi, ça applaudi de partout. C’est magique. Je repense à tout le chemin parcouru depuis que je me suis lancé dans cette course, j’ai imaginé ce moment des centaines de fois et ca y est : cette fois j’y suis, pour de vrai !!. J’en ai presque les larmes aux yeux. Je lève les bras et passe la ligne, en 9h51’23’’. Ce fut bien sur une de mes plus belles journées bien sur. Et elle le fut d’autant plus qu’elle fut partagée avec d’autres amis triathlètes, et par d’autres amis spectateurs (merci Stéphanie, Sandrine, Fanch, Louis, Henry, Mathieu, Tom, Croco, Hervé, Michael etc… pour vos encouragements tout au long de la course, vous avez pas mal galopez pour nous toute la journée donc vraiment un grand merci). Roth est vraiment une course exceptionnelle, c’est bien sur le seul ironman auquel j’ai participé mais je crois que c’est vraiment unique et une course à faire dans une carrière de triathlète. Et pour rejoindre ce que j’avais lu il y aura bientôt un an dans un autre CR mais que j’avais eu du mal à comprendre : si on est préparé ce n’est une journée de souffrance mais de bonheur. Pour finir je voudrai juste remercier Louis bien sûr, Fanch, DU, Pascal, Filou,Valérian, Foufou, Claude et j’en passe sûrement, qui n’ont jamais raté une occas de me délivrer de précieux conseils. Un grand grand merci à Croco pour son engagement dans son rôle de coach et sa bonne humeur sans faille. Et enfin tout particulièrement un grand merci à Tom, qui m’a donné l’idée de faire du triathlon, m’a aidé à passer le cap et à me lancer sur distance ironman. Merci aussi pour tous ses conseils et pour avoir souvent calmer mes ardeurs de jeune chien fou (pas toujours avec diplomatie mais ça ne me dérange pas). Maxime Bernard -------------------------------------------------------------------------------- Roth, le 24 Juin 2007. Le réveil sonne, il est 4h00 du matin. Je me lève pour petit déjeuner. Je dois m’avaler ce célèbre et étouffant gâteau sport nécessaire au bon déroulement de la compétition. J’accompagne cette affreuse gourmandise d’une tasse de thé, je ne peux plus rien avaler. Le grand jour est arrivé, le stress commence légèrement à monter. Je suis à Roth pour effectuer mon premier Iron Man. Je suis excité comme une puce mais serein. Je passe sous la douche, je m’habille et contrôle le sac de transition vélo. Il est 5 heures, nous partons vers le départ natation. Sur place, c’est déjà la folie. Les spectateurs, les concurrents s’amassent autour du parc à vélo. Je pénètre dans le parc à vélo, il va falloir patienter jusqu’à 7h20 pour le départ de ma vague. Il fait très beau, 3 montgolfières sont gonflés le long du canal, lieu de notre première épreuve. Le site est fantastique. Les gens agitent les cressels distribuées par le sponsor QUELLE. Dans le parc à vélo, c’est l’effervescence. Tous les athlètes s’affairent autour des vélos. Il faut ôter la bâche plastique jaune qui protégeait le vélo pendant la nuit et le vérifier pour la sortie de l’eau. De mon côté, tout est prêt. Il est 6h30, je décide d’entamer un léger footing de 15’ pour m’échauffer et me déstresser. J’enfile ma combinaison de natation par-dessus le maillot de bain + T-shirt colle roulé sous combinaison (pour éviter les échauffements au niveau du cou). J’enduis le cou d’une bonne couche de vaseline. 7h10, je boucle ma combinaison, j’enfile mon bonnet de bain rouge (couleur de ma vague de départ). J’entre dans le sas de départ, j’ajuste mes lunettes. Les arbitres nous font signe de nous jeter à l’eau (21°). La ligne de départ est à 50m, cela nous permet de nous échauffer. Coup de canon, ça y est le départ, je jubile. Au bout de 1h14’ de natation, les bénévoles m’aident à sortir de l’eau. Je cours chercher mon sac de transition pour me changer sous la tente. J’ouvre mon sac et je décide de choisir de mettre ma tenue tri-fonction parmi les nombreuses tenues que j’y ai laissées. Choix difficile car la tenue est neuve (mise 1 fois à l’entrainement) mais je pense que mon postérieur va tenir le coup. Je sors de la tente, escale technique (WC). Je cherche mon vélo… Je panique : le panneau de repérage avec ma tranche de n° est tombé, je ne trouve pas mon vélo. Je respire à fond, j’aperçois mon vélo. Ouf, j’enfile mon casque. Transition moyenne de 10’. C’est parti pour les 180km de vélo. Je découvre ce magnifique parcours tracé dans la campagne bavaroise. Je débute par une descente qui me permet de boire et manger. Je traverse de nombreux villages dans lesquels tous les habitants sont au bord de la route à nous encourager. C’est la fête, la bière coule à flot. Je suis bien. Je n’oublie pas de boire toutes les 15’ et de manger (abricots secs, bananes, gels, et autres friandises). Au 70ème km, j’arrive dans la montée du Solar Weg et là je ne peux pas retenir mes larmes. L’émotion m’envahit. Les gens ne nous laissent qu’un minuscule passage. Les cressels, les encouragements nous portent dans l’effort. On ne se rend plus compte du dénivelé de la côte. Le speaker s’en donne à cœur joie. La musique cadence le pédalage. Je boucle mon premier tour sans souci. La 2ème boucle ne me pose pas de problème. Je continue à m’alimenter. J’utilise souvent mon prolongateur (posé un mois avant la compétition, ce n’est pas très raisonnable !!!) Mon compteur affiche les 180 km réglementaires, j’aperçois la tente de transition course à pied. Un bénévole s’empare de mon vélo, je ne m’en occupe plus. Je cours vers la tente de transition. Le soleil chauffe pas mal. Je change mes chaussettes, j’enfile une casquette. 6’ de transition, prêt pour le marathon. Ma foulée est lente mais calée pour un marathon en 4h00-4h30. Il est 14h45, le soleil est bien présent. Une douleur aigue derrière le genou droit me gêne dans ma course. Au 5ème km, je m’arrête. J’ai trop mal en courant. Merde ! pas au 5ème km, c’est très tôt, je redémarre… J’alterne marche active et course jusqu’au 15ème km. Cette longue ligne droite le long du canal est interminable. Ça va être très long mais le moral est là. Je termine le premier semi-marathon avec un bon moral mais toujours en marchant. C’est pas grave, mon objectif est de terminer. Les km s’égrènent, je m’arrête à tous les ravitaillements (quelle superbe organisation !). 41ème km, il est environ 19h20, les rayons du soleil ont baissé d’intensité. Dernier km avant de franchir la ligne d’arrivée, le bonheur m’envahit. Des milliers de spectateurs sont assis dans les estrades, je lève les bras en signe de victoire. Je remercie les spectateurs en les saluant. Le speaker allemand annonce mon arrivée en prononçant mon nom « Steifane Goué ». La foule est en délire. Je finis mon premier Iron Man en un peu plus de 13h00. Une bénévole s’avance vers moi pour me remettre ma médaille de finisher 2007. Je suis heureux…je pense déjà au prochain pour améliorer ma course à pied. Roth est magique ! Stéphane Gué -------------------------------------------------------------------------------- Je vais essayer de vous d’écrire l’ambiance de ce parcours en plus de mon vécu de course. Il est 4h10 du mat Filou a du mal a me réveiller car j’ai vraiment passé une très mauvaise nuit, d’ailleurs la nuit d’avant non plus car diverses raison ont fait que rien ne s’est passé comme prévu. J’ai pris acte pour la prochaine fois , il me reste 20mn pour manger alors que je mange toujours très bien avant une compétition qui dure de plus toute la journée. Allez il est 4h30 tout le monde ramasse ses sacs pour monter dans l’utilitaire des travaux public que DU avait loué pour moi car apparemment je n’ai pas le droit à la voiture de maître. Thomas trace la route jusqu’à la maison que la bande à DU a loué. Maintenant c’est Roth dernier arrêt . Tout est fait à Roth pour accueillir au mieux les triathètes, imaginez 2600 participants sur l’IM, plus les relais, plus les spectateurs, et bien tout se joli ptit monde arrive à se garer a proximité de la course grâce au parking mis a disposition par l’organisation. Trois ballons dirigeables sont gonflés face au canal, les spectateurs sont déjà sur le pont qui surplombe le départ natation. Il est 5h30 nous sommes séparés car ces moments sont intenses, chacun inspecte une dernier fois sa monture, vérifie pour la 100e fois son emplacement, une pompe tourne de main en main pour remettre de la pression. Tout est ok pour moi il est 6h. Le ptit plus de Roth, c’ est que plusieurs vagues sont proposées aux triathlétes par rapport au temps indiqué sur l’inscription , moi je part en troisième vague à 7h. Les plus costauds à 6h20 avec les femmes et les vétérans , grâce a cela il n y a pratiquement pas de bastons au départ, max 250 sur chaque vague. La première vague se prépare, dans laquelle se trouve Maxime, Florent, Fabrice et Thomas moi je suis avec Pascal un pote a Gillou et son collègue d’infortune d’un club de la Mayenne. Nous sommes là a attendre devant le canal en regardant Christ MC Cormak faire quelques longueur avec d’autre favoris. J’ose pas lui dire que son déroulé du bras droit manque de souplesse. Tout le monde se jette a l’eau a 6h15 soit 5mn avant le départ de la premier vague, le pont est rempli de monde, les bords du canal aussi, la fête peut commencer. 6h20 pétante le boum du départ est lancé , mes potes sont partis dans un énorme bruit de foule qui je pense les a fait trembler dans l’eau. C’est la premier fois que je suis seul à partir de mon côté, un peux perdu je croise Gillou et Fred qui partent je crois à 7h15 un dernier tour au WC qui sont disposés en masse à côté du parc a vélo. Il est 6h45 c’est maintenant à moi de me présenter a coté de la tente de départ , j’enfile ma combinaison puis donne le sac de mes vêtement du matin a un bénévole qui le met dans un camion. Nous sommes mis dans un espèce de sas ou la pression commence a monter d’un cran , je vois déjà arriver la premier vague. 6h55 les grilles s’ouvrent, personne ne perd son temps car la ligne de départ est à 50 mètres sur notre droite , merde mes lunettes prennent la flotte, retour sur le bord pour résoudre ce problème. Lunette sur la tête je repart pour mes 50 mètres, pas plus tôt arrivé que le départ est lancé , putain fait chier la ponctualité, fallait que je le dise. La cata vient de me tomber dessus car mes lunettes ne sont pas teintées, j’ai le soleil plein la gueule a chaque fois que je veux savoir ou je suis. Je n’ai rien vu pendant prés de la moitié du parcours en faisant des zigzag de temps en temps, arrivée à la bouée, j ai bien failli louper le demi tour. Ouf, je peux enfin envoyer car là, je contrôle ma trajectoire, chose pas évidente quand on ne voit pas grand chose. La 2e moitié se passe sans encombre. Une nouvelle bouée et de nouveau le soleil dans la tronche retour avec la foule qui vous acclame comme si vous étiez le premier. La fin de la natation approche , une main bien vaillante vous sort de l’eau 1h07 pas fameux mais je pensais faire plus vu la connerie que j’ai faite a ne pas prendre de lunettes teintées. Je prend mon sac de vélo positionné selon le dossard et je m’enfile dans la tente pour un changement , j ’ai opté pour un maillot cycliste et un cuissard avec bretelle que j ai sous ma combinaison. Bonne transition, le vélo m’attend je suis posé, je compte les rangés qui me sépare de ma bête de course avec un équipement a la hauteur de l’événement ha le voila vite, on met les chaussures vélo, le casque. Je pars pour 180km avec les cris des spectateurs plus quelques supporters de Nanterre Après avoir fait à peine 300 mètres, je m’aperçois que mon boyaux avant est dégonflé, j’ai deux solutions : soit je répare là, soit je fait demi tour et je retourne dans le parc à vélo car il y a une pompe a pied à cote de ma place , j’opte pour la seconde. Comment faire demi tour avec les furieux qui sont lancé a pleine vitesse, la seul solution que j ai trouvé c’est gueuler a l’Allemande pour éviter une collision frontal, arrivé au parc un autre problème vient se greffé sur le premier. La bénévole qui est en place crois que j’abandonne , avec mon Allemand appris en regardant la grande vadrouille, je lui explique que je suis a plat et que j ai l ’intention de repartir heureusement qu’elle est mignonne car je suis assez zen. La pompe à pied est à sa place , je peux regonfler mon boyaux qui c’était dégonflé pendant la natation à cause d’une valve courte posée sur des roues a jante large, merci le Giro en passant. Je repars avec le stress que cela recommence. Dans cette histoire je pense avoir perdu entre 5 mn et 7mn mais faut garder son calme en relativisant car cela aurait pu se passer plus loin et j’aurai certainement perdu plus de temps. Je roule sans trop forcer car tous les commentaires sur Roth disent que le 2ème tour est toujours plus difficile a cause du vent donc je fais gaffe. Le parcours et fait de faux-plats et de lignes droites, les difficultés sont Greding et le Solar. Pour vous situer, je dirais que Greding ressemble à la première partie d’Étang la ville mais en moins difficile car il y a peine 400m ou cela monte bien, puis un long faut plat d’au moins 5km. Les spectateurs sont là à vous encourager, que vous soyez une star ou un pimpin comme moi , je me dis que c’est bien la première fois que je vois autant de monde sur la route depuis mes débuts dans le triathlon. J’ai hâte d’arriver au Solar , tous les anciens m’ont raconté : tu entendras le Solar avant d’y arriver et bien je l’ai vécu. Un énorme bruit de foule vient vous emporter jusqu’au Solar , je suis en bas de cette cote que la foule entoure de droite et gauche, crécelles et mains géantes, style tour de France. Je n ’ai pas envie de doubler le mec qui n’avance pas devant moi , l’émotion m’envahit une larme viendra compléter le tableau et plus je monte plus ça cri. J’ai vu le Solar à Roth maintenant cette image sera gravée comme une photo dans ma mémoire car nul ne peux oublier le Solar , passage au second tour Croco nous attend avec le ravito perso. Je suis inquiet car je le vois pas, ouf enfin j’aperçois nos couleurs a une vingtaine de mètres, j’ai l’impression que je suis une formule 1, recharge de batterie tout est OK, GOGGOOO me dit Croco chose que je fais immédiatement. Le second tour se fera sans soucis même pas une ptite crampe, temps vélo 5h25 avec mes ptits problèmes. Je laisse mon vélo puis part pour la tente en prenant au passage mon sac de CAP. J’ai le choix entre plusieurs tenues car le temps était incertain. J’opte pour un singlet et un maillot de bain qui fait ressortir mes ptites fesses, bon la je m’éloigne. Ptit tour au pipi room, je cours chose qui ne m’était pas arrivée depuis Nice, mais je sens arriver le pire. Je vais aller chercher le 17ème kilomètre sur se long parcours au bord du canal qui a sans doute ses qualités pour une promenade en amoureux mais là j’avais envie de le détruire a grand coup de bulldozer car une grande partie du triathlon se fait sur le canal avec un long faut plat a monter sur la premier partie. Je suis de plus en plus mal avec des variations, je cours de coup a coup, le bout du rouleau sera pour aller chercher le 30 ème kilomètre perdu sur un long faut plat encore. Les idées noires circulent alors dans ma tête car je commence a être dans une très mauvaise passe je vomis après un ravito, il faut finir qu’importe le temps, je vais continuer a alterner marche et cap pour terminer en 11h21, ce qui est sans doute un réel échec vu l’investissement mis sur cette course, mais comme le dit si bien Croco c’était la forme du jour. La course finie je revois Thomas toujours aussi franc , qui me dit que j’ai vraiment une sale gueule , je rejoins les autres pour savourer une dernière fois ce parfum de finisher. Le bilan, je certifie ce que je dis tout le temps il n’y a pas dIronman facile , quand vous êtes prêt pour ce défit aucun parcours ne peux vous arrêter . Pour moi, l’année 2008 sera sans réel objectif car j’avais promis à ma chère et tendre que j’allais ralentir un peux. Je tenais a remercier tous mes compagnons d’entraînement plus les triathlétes de l’ESN qui on fait le déplacement pour faire leur course plus nous encourager. Moi je reviendrai en 2009 si dieu le veut et certainement à Roth pour revivre la magie car j’ai pas bien compris le truc. Roth c’est magique. Pascal Seguinaud -------------------------------------------------------------------------------- Un long dimanche de triathlon Roth : clap deuxième … Préambule : Drôle impression de déjà vu, même location, même endroit … Arrivée le jeudi soir avec le groupe « VIP » (transport en espace), nous passons une première nuit tranquille dans un hôtel de Pleinfeld avec Fred, Pascal mon pote de Mayenne (Mac Durand) et son collègue de club Olivier. Emménagement le vendredi dans notre location d’Erlingdorf, et petit tour à vélo le vendredi tous les quatres, pour l’instant le temps n’est pas génial et la pluie est menaçante. Retrait des dossards en groupe, changement de pneus, vérification en roulage que tout va bien tous les feux sont au vert. Nuit de samedi à dimanche sans beaucoup dormir, mais je savais qu’il en serait ainsi et je reste calme dans mon lit en attendant l’heure du réveil. 3h45 Mac Durand à son bonnet de natation sur la tête pour le petit déjeuner, son stress à l’air d’avoir céder place à la bonne humeur (fanfaronnade ?). Départ pour Roth dans la voiture pour Pascal, Fred, Olivier et moi, le temps est frisquet mais comme annoncé au briefing le ciel est bleu et il n’y a pas l’air d’avoir de vent, la journée s’annonce belle ! On retrouve tout le monde sur le parc à vélo, petit tour aux toilettes histoire d’être le plus léger possible, je passe 10 bonnes minutes assis au bord du canal à côté de Mac Cormack (un cousin éloigné de Mac Durand), Kieran Doe, Heidi Jesberger et Belinda Granger qui ont l’air décontractés et serein tout comme moi (au contraire de l’année dernière). Il fait bon et c’est décidé je ne mettrai pas de manchettes pour le vélo, je mettrai mon short de vélo sous la combi et je mettrai un haut au moment de T1. Les apprentis pros (Thomas, Filou, Max et DU) sont partis, vu de l’extérieur ça à l’air facile … ça chambre sévère entre Roland et Gillou, je regonfle mes pneus, je chausse la combi jusqu’à mi taille, nous apercevons Louis à l’extérieur du parc et nous nous dirigeons avec Roland vers lui pour lui dire bonjour. Le temps passe vite et il faut maintenant se dépêcher pour finir d’enfiler la combi, et doubler les bonnets bleus qui partent 5 mns après nous, se faufiler dans le sas, entrer dans l’eau du canal (très bonne) et prendre place sur la ligne de départ, bref pas génial (c’est de notre faute) comme approche ! Acte 1 : Le départ est donné et contrairement à l’année dernière ça cogne un peu au départ, et je prends un grand pain dans la tronche a environ 1km de course, le passage sous le 1er pont (1400m) est beaucoup moins impressionnant que l’an passé (beaucoup moins de monde et de bruit sur le pont) et c’est reparti pour une grande ligne droite de 1900 m, puis demi tour la fin est proche, non je plaisante ça ne fait qu’1h15 que la journée est réellement commencée quand je sors de l’eau…frais comme un triathlète ayant subi les entraînements natation de Louis. Acte 2 : transition correcte, le vélo de Pascal est toujours là, celui de Fred aussi (ouf !) départ vélo sous le soleil, il est 8h45 les spectateurs s’enfilent déjà des chopes de bière, tout de suite les sensations sont bonnes, je double et chambre un peu Roland qui reste 2 minutes avec moi, puis je grignote un petit casse croûte pain de mie jambon, tout va bien. Je m’hydrate et bois régulièrement, Greding passe bien, le faux plat derrière aussi, je suis bien sur le prolongateur, je suis les conseils de Louis et me relâche bien sur les descentes, le Solarberg arrive, c’est toujours aussi impressionnant même la 2ème année, toujours autant d’émotions, d’angoisse à se demander comment ont va passer surtout sur la fin de la côte quand il n’y a plus de place que pour un seul vélo et qu’un jeune de 25 ans à 13 km/h dans le Solarberg empêche tout dépassement C’est vraiment la fête et tout va toujours bien, je contrôle ma course, refusant d’aller « trop » vite pour me préserver pour la suite, au 2ème tour le vent se lève légèrement (rien à voir avec l’année dernière), je gère bien les ravitos, évitant le trop plein de boisson et mangeant correctement, le 2ème Greding passe lui tout aussi bien que la 1ère fois, je suis toujours sur le prolongateur (on sait jamais si Tom à les moyens de me dépasser ), le 2ème tour du Solar est déprimant en comparaison du 1er, 70% des spectateurs sont partis, il ne reste plus qu’a dérouler jusqu’à l’arrivée, je suis content, j’ai bien gérer, ma position sur le prolongateur, mon alimentation et mon hydratation ainsi que ma vitesse afin de préserver mes vieilles jambes la suite doit bien se passer. Acte 3 : transition correcte, je bois du coca (il y a de la bière sans alcool mais ça ne me dit rien) , mange 2/3 pastèque et je pars en courant, les jambes ne sont pas dures ça à l’air d’aller. Je vois Louis à la sortie du parc, je le hèle, il me demande si tout va bien je lui répond OK, je passe le panneau 2 km en 10’40 ce n’est pas si mal, mais je ne suis pas pleinement satisfait, je croise la troupe de Nanterre sur la berge et surprise Tom est sur le bord Fanch court avec moi, me filme un peu, m’encourage en me disant que je suis bien mais je pense qu’il me raconte des conneries, j’ai l’impression de mal courir, je suis sur la berge et je commence à avoir chaud, je me dis qu’il ne faut pas marcher et pourtant j’ouvre la boite de Pandore et cède à la marche , la suite ne sera qu’alternance de marche et de course, me faisant double par Roland dans le 1er village, il a l’air en super forme, je suis déjà plus spectateur qu’acteur. Pascal me rejoint et reste un peu avec moi, nous courrons ensemble un petit bout de chemin mais je suis obligé de marcher car une grosse douleur est apparue au genou gauche (extérieur), je laisse Pascal partir, puis je reprend Filou averti par Pascal que j’étais à la marche juste derrière lui, il a une brindille d’herbe à la bouche … Nous devons être autour du 16ème km et pour le moment notre discussion porte sur la nécessité ou non de rester dans cette course … le moral n’est pas au beau fixe, mais nous arrivons mutuellement à nous convaincre d’aller au bout. Arrêt pipi au 18ème km, juste avant de passer sous le pont, et là c’est l’horreur car je ne peux même plus repartir, je claudique, c’est fini, je n’irai pas au bout de mon 2ème Roth ! L’ambulance est stationnée sur le pont et je dis à Filou que j’abandonne et que je vais prendre le « taxi ambulance » sur le pont. Impossible de retirer le dossard, j’ai les boules, un gros nœud à l’estomac, je ne prends pas les escaliers pour rejoindre l’ambulance, je continue en boitant 100m, ça commence à aller mieux, 50 m plus loin Filou se retourne, me voit et sourit ! J’ai retrouvé le moral, on sait maintenant tous les deux que nous finirons ensemble en marchant ce marathon, il ne nous reste que 24 km à faire … Je dois avouer qu’au début le temps nous séparant de la ligne d’arrivée m’effrayait, mais très vite, la bonne humeur, les vannes à 2 balles, les jeux de mots du Filou et du Gillou mélangés m’ont fait totalement évacuer toute notion du temps, nous marchons à …5km/h, il fait beau, les gens sont sympa et nous faisons une belle et longue ballade dominicale . Je ne peux plus m’arrêter car j’ai peur de rester bloquer au niveau du genou, Filou s’occupe de me prendre des ravito solide, je fais des demi tours pour le rejoindre, et ainsi de suite ! Inquiétude quand même car derrière nous savons qu’il reste Fred et Steph, mais ils mettent beaucoup de temps à nous rattraper. Fred lui nous hèle, nous avons avec Filou passé le 2ème demi-tour au bout du monde, il nous demande de l’attendre …Fred arrive à notre hauteur … et marche, je l’engueule lui disant que s’il avait été capable de courir pour nous rejoindre il pouvait le faire encore … mais non, il est cuit ! Voilà la triplette de Nanterre est constituée, Filou et Gillou devant, Fred derrière (drafting autorisé sur la marche à pied ). Steph quant à lui nous double au 32ème km, il marche vite et ne veut pas rester avec nous (il nous mettra 50 mn en 10 km marche !) Fred ne décroche pas beaucoup de paroles, il est à l’économie, nous continuons de discuter avec Filou, je joue avec le public sur le bord de la route, bref nous savons que nous irons au bout mais personne n’envisage de courir de nouveau, la course est finie depuis bien longtemps pour nous. L’arrivée est proche, les spectateurs cherchent à nous remotiver pour que nous courrions de nouveau mais, nous ne le ferons pas, pèlerinage devant le banc ou Filou s’est arrêté après 300m de course à pied, c’est décider nous biperons nos puces ensemble à l’arrivée, sans courir … l’entrée dans le stadium est déstabilisante et gênante car nous sommes accueillis en héros alors que nous n’avons fait que de marcher, mais malgré tout, le sourire ne me quittera pas, je suis soulagé de ne pas avoir abandonné, content d’être à nouveau finisher mais terriblement déçu par ce 3ème acte pédestre ! Epilogue : Le bon (Filou), la brute (Gillou) et le truand (je tairai son nom) sont tous trois arrivés à bon port, déception personne du club n’est là pour nous accueillir et il n’y a plus de bière ! Ce n’était pas notre jour mais celui-ci viendra une prochaine fois, sur une prochaine course. Des remerciements particuliers à Elodie et aux enfants qui m’ont laissés assouvir ma passion, à mon frère pour sa disponibilité et sa présence, à Pascal pour la réservation des différents points d’hébergement des triathlètes de Nanterre, pour sa patience et ses qualités d’interprète et bien sur à Filou pour m’avoir tenu compagnie pendant de si longues heures et je pense permis de finir ce triathlon, ainsi qu’a Fredo. Des félicitations à Pascal (Mac Durand) pour avoir canalisé son stress et réussi une bonne course, à Max, DU, Bruno et Roland pour leurs belles courses, à la perf de Mickael, à celle d’Hervé et à tous les finishers. Conclusion : je n’aurai pas fait plus court qu’en 2006 ni pour le CR ni pour la course, pas d’IM pour moi en 2008 (décision déjà prise avant la course), rendez-vous en 2009 ! Gilles Lecrinier -------------------------------------------------------------------------------- Un petit bilan et une petite explication de ma course pour ceux qui n’étaient pas sur place. D’abord, la partie pré-course, qui a été très loin d’être idéale, puisque le jour précédant la course, on a passé notre journée à attendre, dans la mesure où on devait se déplacer tous ensemble et à 20, qui plus est pas coordonnés du tout, ce n’est pas possible. Du coup, au lieu de passer la journée à glander devant la télé, on a passé notre journée à s’énerver pour ne pas faire grand chose mais sans se reposer. La nuit de samedi a été bonne, je pars en natation relativement confiant, mais après 2800m, je suis obligé de m’arrêter une dizaine de minutes sur le bord du canal à cause de crampes aux jambes. Je repars finalement pour sortir en 1h10, dommage parce que j’avais largement dans les bras le passage sous l’heure. Mon début de vélo est très difficile, je ne peux pas pédaler les 5 premiers km à cause de mes crampes et je suis donc en roue libre (heureusement ça descend), toute la première heure je ne pourrai rouler très vite à cause de sensations déplorables. A ce moment là, je sais que je ne courrai pas et que j’arrêterai après le vélo. Au bout d’une heure, un avion me dépasse et je décide de m’accrocher coûte que coûte. Je ferai 1h30 à bloc, mon cardio me dit que je suis en surrégime mais n’ayant pas depuis le départ mes sensations habituelles je prends le risque. A la fin du 1er tour, je suis revenu dans mes temps de passage de vélo (37,5 km/h de moy), mais je sens que je n’ai plus de force et tout le dernier tour se fera à l’énergie. Je double DU sur la fin et je termine en un peu plus de 5h, loin des objectifs. J’abandonne donc à T2, décision murement réfléchie avant et pendant la course, je ne voulais pas hypothéquer la suite de ma saison pour une performance médiocre. Je craignais de regretter ce choix, mais aujourd’hui avec un peu de recul je reste persuadé que j’ai vraiment bien fait. Les enseignements : C’est la dernière fois que je programme un objectif à cette période de l’année, en tant que prof c’est le moment où on est le plus dans le speed, ajouté avec la succession de malchance dont j’ai joué ces derniers temps et qui m’a bouffé du temps et de l’énergie, je suis arrivé fatigué à Roth, et avec un dernier mois d’entraînement loin de l’idéal. Un ironman c’est dur, il ne faut jamais l’oublier et ne pas le prendre à la légère, bonne piqure de rappel pour la suite. J’ai beau faire des sorties de 180 bornes à vélo régulièrement, ce n’est pas pareil à bloc... Les déplacements collectifs pour un objectif de 1er ordre c’est terminé pour moi, ici ce n’est pas du tout la cause de mon échec mais la préparation finale était déplorable, je me débrouillerai désormais pour être autonome, au moins dans mes déplacements. moins de 9h à Roth, c’est une perf énorme, surtout pour un grimpeur comme moi, c’était peut-être possible mais à condition d’arriver sur la course à 120%, ce n’était pas le cas. Les profils plats et roulants ne m’avantagent pas du tout, je dois choisir mes courses en fonction de mes qualités, Roth ça n’a en fait pas beaucoup d’intérêt. Bravo à tous les autres qui ont terminé, et mention toute particulière à Croco qui s’est détruit pour ne pas lâcher son équipe (ce n’était peut-être pas le meilleur choix mais c’est tout à son honneur) et à Pascal qui a fini vraiment dépouillé malgré une performance en demi teinte pour lui. Thomas Lemaître -------------------------------------------------------------------------------- Moi aussi, je fais un CR… Mais un CR un peu différent de ceux qui ont fait la course, le CR vu de l’extérieur… Contrairement à Henri, je suis apparemment plutot du genre Zola ou Proust... C’est un "peu" long, désolé Avant propos : veille au soir Je dors dans le salon sur mon matelas pour ne pas empêcher El présidente de dormir à cause de mes ronflement. Je prépare mes affaires, je sens que je n’ai pas sommeil, je m’allonge (23h30) mais j’ai du mal à m’endormir, …pourtant je ne fais pas l’IM demain…mais j’ai les même sensations que quand je prenait le départ : je mentalise la journée à venir pour les autres et pour moi… Je vérifie ce que je dois prendre avec moi et à quel moment, je vérifie mentalement où je dois être pour voir les autres, je pense aux moments qui vont passer et les mots à leur dire quand je les verrais et qui pourront les aider… 4h : j’entends du bruit dans la cuisine. On se regroupe tranquillement pour manger notre gastosport On arrive sur le parc à vélo. Je ne suis pas sur de pouvoir rentrer mais c’est bon je suis dans le parc avec les autres. Je filme les préparatifs, je donne un coup de main pour mettre la crème solaire, aider à enfiler les combi, j’essaye de donner qq conseils, je donne l’heure pour ne pas être dans le speed pour le départ. J’abandonne tout le monde, je vais de l’autre coté du canal pour pouvoir suivre la nat tranquillement et pouvoir filmer. Partie 1 : natation Pan, c’est le départ des sub 9… Au bout de 500m j’aperçois Max : il est dans un groupe entre la 25e place et la 35e. Au demi-tour, il est toujours dans son groupe, je l’encourage, c’est bien parti pour lui. Je reconnais Thomas au même demi tour. Je sais que Filou et DU doivent être entre les 2. Je vois DU au milieu de son groupe, il me voit aussi…"nage plutot que de me faire coucou !!!". Filou est qq m derrière ce groupe mais tout seul "allez Filou, faut faire l’effort pour recoller !!!". Ca y est j’ai vu les 4 sub9, ils m’ont vu sur le bord…je gesticule pour les encourager, je crie quand ils tournent la tête vers moi…je ne sais pas s’il m’entendent !!??. Je fais un pointage pour voir les écarts : Max, Du puis Filou, Thomas doit arriver… Je vois un mec qui nage perpendiculairement aux autres en direction de la rive…je me dis qu’il ne regarde pas devant lui et qu’il ne se rend pas compte qu’il dérive… Mais je vois que c’est Thomas…je cours vers lui (je laisse mon vélo sur le bord). Je vais voir ce qui se passe. Il a des crampes mais attends que ca se passe tout seul. Je fais le traducteur aux personnes sur le bord pour qu’il n’essaie pas de le toucher, je dis à l’ambulance que ca va "kein problem, es geht !!" Il repart. Pan !! c’est le départ de la vague de Pascal. Je me remets à mon poste pour voir Max sortir de l’eau 53’30’ à mon chrono, puis DU puis Filou. Je monte vite fait sur le bord de la route, je rate Max, mais je vois DU et Filou qui s’arrête devant moi car il a un pb de dossard… Mais ça part bien pour eux. Je redescend sur le bord du canal pour essayer de voir Pascal. Pan !!! c’est le départ de la vague de Fred, Gilles et Bruno. Au demi-tour (1400m), il y a 3 couleurs différentes de bonnet et je ne me rappelle plus de la couleur de la combi de Pascal et des autres…J’essaie de regarder dans la masse par rapport aux temps ou il devrait passer au demi-tour…C’est trop dur…je me mets fasse à la sortie de l’eau, je vais peut-être en reconnaître un !! Je vais vite fais sur le bord de la route (je les reconnaîtrais s’il passe devant moi. Mais je ne vois personne… Je redescend au bord du canal, pour le départ des relais : cette fois je dois pouvoir reconnaître Francois et Sandrine… Mais non, je ne reconnais personne…pourquoi l’organisation n’a pas mis le numéro de dossard sur les bonnets ??? Finalement, je reconnais Sandrine au bout de 2000m, je reste à coté d’elle, je l’encourage. Mais pas de Francois…Je regarde ma montre, il est 9h, il faut que je parte pour aller donner les ravito perso. Partie 2 : vélo Je passe par la voiture pour récupérer les bidons pour les ravitos persos ainsi que mon ravito perso. Les 1er passent devant moi (Macca, Hellriegel, Lanos…). Je rejoins l’endroit prévu, je me fais une petit place à l’ombre… Le 1er de club arrive : c’est Hervé (relais) suivi de Mickael à 1’. Je les encouragent. Puis passe Filou, il a l’air bien, il est en avance sur l’estimation (6’ d’avance). Max ensuite, je lui temps son bidon, il l’attrape à la volée…en avance de 4’…"allez Max". Puis Du, puis Thomas : ravitaillement digne de la F1… Louis arrive à ce moment là, on échange nos impressions sur l’état de chacun, sur les conditions… Pascal arrive ensuite : encore un ravito digne de la F1… Voilà, c’est fini pour moi pour la partie vélo. il faut maintenant que je rentre au parc vélo-cap. Dommage, je n’ai pas pu voir les autres sur les vélos (Fred, Gilles, Roland, Bruno…), mais normalement, je les verrai sur le marathon Petit apparté : à coté de moi, il y avait des personnes des autres club pour donner les ravitos perso. Et là, je peux vous dire que j’ai bien rigolé à les regarder… Juste 2 petites anecdotes pour la forme : Le mec sur le bord doit donner 2 bidons plein (1l chacun). Le cycliste arrive, ralenti un peu, attrape 1 bidon mais pas le 2eme, donc il ralenti encore + en gueulant "bordel qu’est ce que tu fous !!!" avec le mec du ravito qui cours derrière pour lui donner l’autre bidon pendant 200m… Je pense que c’est la femme d coureur qui faisait le ravito : le cycliste arrive mais ne ralenti pas assez ou ne voit sa femme qu’au dernier moment, donc voilà la fille qui cours comme un folle avec le bidon à la main (le mec avait collé des gels sur le bidon, donc elle en perd la moitié), le mec qui l’engueule mais ne ralenti pas, la fille essoufflée, mais qui n’arrive pas à rattraper le cycliste, puis elle lui tend finalement le bidon dans un dernier effort et elle s’étale lamentablement sur la route…le mec lui demande quand même "ca va ??" Partie 3 : cap J’arrive au parc vélo-cap. Je m’installe dans mon coin 11h27 : les 1er arrivent 11h29 : début du marathon de Macca suivi de Hellriegel Un peu + tard, je vois DFF qui fini le vélo et part sur le marathon… Quel con, j’ai un caméscope et j’ai même pas filmé leur transition ni leur départ marathon… 12h20 : je me mets au face du début du marathon. 12h36 : Je vois Filou finir le vélo et rentrer dans la tente, je ne le vois pas sortir…il prend une douche ou quoi !! Je vois Thomas qui finit aussi. Il marche, c’est pas bon signe pour la suite… Ca y est Filou sort de la tente. Et je vois Max qui passe derrière en courant vers les toilettes…je ne l’avais as vu descendre du vélo. C’est un tir groupé de Nanterre… Filou "trottine" et passe devant moi : "allez accroche toi". Suivi de Max qui cours "allez, Filou est 50m devant toi, tu vas le rattraper". Thomas sors de la tente à son tour en marchant, je ne le vois +, il est arrêté au ravito et prend son temps. Il vient vers moi en marchant et me dis qu’il arrête. Je ne sais pas quoi lui dire. C’est son choix. Un abandon, c’est très personnel, le choix est difficile à faire. 12h40 : DU sort de la tente à son tour, il est à 3’ de Filou et 2’ de Max au départ du marathon. La course s’annonce pas mal. S’ils se voient ou se regroupent, il peut y avoir une émulation et les booster pour dépasser leur limites. Le marathon, c’est le début de la course pour eux. Mon CR s’arrète là…. Le reste, c’est une autre histoire Alexandre Fambonne Ok je vais bien faire les choses Je rentre dans l’aire des STAFFEN (il fait chaud, très chaud) 14 h 15. Je rejoins CROCO sous une des nombreuses tantes (il tente de dormir) 14 h 00. Arrivé de MIKA a l’heure dit -Départ de croco pour le marathon 14 h 28 MIKA tombe Ko de fatigue il l’a tout donné 4 h 55 mn Je patiente avec Mika (je me dis,je fais koi ICI) Arrivé d’HERVÉ– Départ d’Enzo pour le marathon 15 h 45 Je m’impatiente, je vois les autres coureurs partir (il y a dekoi être fustré ) Arrivé de CHRISTIAN – mon départ enfin 16 h 28 J’enfile la puce et je pars, dans mon 1 kilomètre, je croise Fabrice allant vers le stadium le visage défait Je croise Thomas à vélo qui me conseille de ne pas partir trop vite (trop tard) Dans mon euphorie je par un peu rapidement, Je remonte des staffen marathon tout le long du canal (il y a des cadavres ambulant sur la route ) Je n’oublie pas de me ravitaillé à chaque ravitaillements (ISOOOO – COLAAAAA –WATTTTTTTER- EPONGGGGGGGGGGE) Je croise macdurand (aka Mayenne 1) je le confonds avec GILOU ‘c’est la fatigue ‘ Je croise GILOU et FILOU (Filou cueille une fleur qui met a son oreille comme Dans la petite maison dans la prairie) Arrive le moment de désespoir le 28 le 28 le 28 il faut aller chercher le 30 éme(put… de M….e) Le faux plat montant est interminable ,dans la descend, je croise Fred AKA le DRAFTEUR qui m’encourage et ça me fait du bien. Je Continu mon bonhomme de chemin, j ai éteint le cerveau, il y a que mes jambes de connecter) Au 38 éme j’avale mon Gel, COUP Fouet (ça ma mis la patate sur la fin demander a Mathieu et Christian) Enfin l’arrivée, j ‘entends au loin le speaker , je vois Mathieu et Christian qui m’attende pour l’entrer dans le stadium ( j’enlève mes pompes ) et, sur coup de folie, je fais mon entre à 18 A l’heure dans une ambiance de dingggggue C’est fini 42 Km 195 en 3 h 34 et 18 secondes Encore merci a tout le monde pour les encouragement sur le parcours Thomas ,Francois , Fred Stéphane…… Henri Feitama Samedi 6 Décembre 2008
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