25/06/2006 Compte Rendu de l' IRONMAN de NICE par Pascal



25/06/2006 Compte Rendu de l' IRONMAN de NICE par Pascal
ENTRAINEMENT

Je fais en moyenne 15 h par semaines depuis la fin du stage, puis je passe entre 20 et 23 h 6 semaines avant NICE pour me calmer les deux dernières semaines. Je me suis permis 2 semaines de vacances pour m’entraîner tranquillement sans contrainte et pouvoir récupérer au maximum, pour ceux qui ont des enfants, ils comprendront que faire une sieste l’après midi sans bruit c’est trop de bonheur.

COURSES DE PREPARATION

Etampes Sprint - Vendome MD - Enghien CD

VOYAGE

Cette année pas de voiture je me lache, je prend l’avion, billet comme les stars avec ma femme faites péter le champagne. J’ arrive à Nice, 1h15 de vol, royal pas de fatigue dû au long trajet. Je conseille pour ceux qui peuvent se le permettre de prendre l’avion ou le train car faire 10h de bagnole même 3 jours avant, ça fait mal aux papates. Sortie aeroport, des navettes vous transportent vers Nice et ses alentours. Coût de l’opération 258 roros aller retour pour deux + 4 roros pour la navette billet valable pour toute la journée .

HEBERGEMENT

DU a trouvé pas loin du centre une sorte de résidence Maeva ou Pierre et vacances mais en moins chic. 3 pièces avec 1 chambre et un clic clac dans le salon pour le second lit. DU dans sa bonté me laissera la chambre. L’appart donne sur la rue, GRRRRR, pas mal de passage. P’ti conseil pas d’appart sur rue car les Niçois ont tendance à faire péter le klaxon toutes les 30 secondes, essayer d’avoir le maximum d’information sur votre location : étage, ventilation nous sommes le 25 juin et il fait 30 degrès, il ne faut pas l’oublier. Coût de l’ opération 187 roros.

AVANT COURSE

Le soleil, la mer, les valises et les sacs sont rangés, les courses sont faites, maintenant place au lézard, direction la mer. Je fais quelques aller retour pour faire tourner les bras et me rassurer, car dimanche ce sera ma première en mer.

Nous retrouvons la colo de Nanterre avec Croco, Claude et Maria .Nous récuperons nos dossards et l’organisation à l ’air au top.

P’ti cadeaux d’avant course : un sac, une casquette et un tee-shirt où tous les noms des participants sont marqués.

DU a décidé de louer un scooter pour nous accompagner sur le parcours vélo, je l’ appelerai la zoubida.

Le vélo monté, je l’amène le samedi avec tous mes sacs de transitions vélo et course à pied. Maintenant il faut attendre que les heures passent, nous repartons sur la plage.

Stupeur, j’ai oublié de mettre mon short pour la course à pied, cela n’ est pas grave car les sacs sont accessibles le dimanche avant la course mais pour un mec qui en est à son 5éme ironman c’est con de se retrouver à poil dans une tente sans short !

LA COURSE

Le départ est à 6h30, il est convenu que nous partions à 5h de l’appart avec Croco, Claude et DU sur sa mobylette de location. Je me reveille à 3h30, j’ouvre la porte pour réveiller DU en lui donnant des pti coups sur la jambe, pris de panique il me balance son cri de guerre en se protégant avec son pti drap, la prochaine fois je lui donne carrément une claque pour le réveiller. Le gateau sport est suivi d’un p’ti dej et nous partons entre les sorties de boite et les prostituées de la rue Gambetta pour ceux que ça intéressent.

Nous arrivons dans le parc à vélo, gonflage des pneus p’ti caca de dernière minute exactement 5mn avant car peu de wc à disposition pour 1200 personnes.

J’arrive au départ, il y a des sas par temps prévus, je regarde celui des 1h mais trop de monde s’y est mis au millieu des pros et des 1h10 . Vu avez bien lu 1h car je voulais me mettre dans les pieds au max et suivre le + de temps que je pouvais. Connaissant mes départs fulgurants, je décide de rebrousser chemin et de me mettre dans les 1h06, pas bcp de monde entre les 1h20 et je me souviens plus. Je me place en seconde ligne, tiens croco qui me passe à 5 cm sans même me voir. Tout le monde est concentré, hélicoptère et la musique à donf, le speaker fait monter la pression.

BOUM coup de canon, le départ est rapide il y a de la place pour nager, pas de problème, je pars direct en 3 temps car les derniers entraînement sont mieux passés en 3 temps qu’en 2 . Au bout de 200m je me fait piquer par une méduse sur le pif grrrrrr, p’ti décharge électrique puis le nez est comme paralyser. Premier tour, je pense être sur des bonnes bases, pas de chrono à la sortie à l’australienne je repars en me disant que je vais retrouver ma copine. Deuxieme tour j’ accelere le mouvement en faisant des btts de jambes et reste en contact avec un groupe. Fin de natation nous sommes sortis de l’ eau par des bénévoles. Coup de tonnerre je passe sous l’ heure en natation, bon je vous rassure il n’ y avait pas la distance, je pense qu’il manquait entre 200 et 300m pour faire 3.8.km mais cela fait plaisir quand même et j’ai la photo 58’20’’. Enfin j’aperçois devant moi le 2éme vétéran de Vendome que je connais, et d’habitude je le vois qu’à l’arrivée. La transition se fait sans problème car repérage de mon sac avant la course. Je savais où il etait donc pas de souci, idem pour mon velo, 1200 vélos faut pas trainer à chercher, trouver un point de repère.

VELO

Je me mets direct en position, j’ai 51/38 devant et derriere 12/23.

Je roule en tournant les jambes car je sais que le parcours est difficile

Je suis bien, je double plus que je ne me fait rattraper. Le premier ravito arrive, merde il n’ y a rien du tout !!!! 2 personnes qui assurent le ravito et que de l’ eau heureusement que j’ avais enmené 2 gels et un bidon de flotte. Je commence à flipper pour le prochain ravito.

Le parcours est vraiment formidable, de temps en temps des voitures sont dans le même sens que nous mais la vigilance des bénévoles et des gendarmes sont à la hauteur de l’ événement. Nous sommes quand même sur la cote d’ azur un dimanche, ils ne vont pas arrêter de vivre non plus pour l’ ironman .

Je bois régulierement, je me suis adapté au powerbar en m’ entrainant avec cette boisson avant de venir donc normalement pas de souci de mal de bide.

Malgré la difficulté du parcours, des groupes se forment alors je décide de jouer moi aussi a faire les pros. Nous sommes 3 et sans nous parler nous allons rouler 25 à 30 bornes ensemble en respectant la règle des 7 métres obligatoires. Chacun prend son relais et dés qu’ un de nous ralentit l’ autre relance la machine.

Nous arrivons à la difficulté du parcours : 21km de montée..... Je suis toujours ok, les grimpeurs font leur show moi je les regarde passer en montant à mon rythme. La pente est réguliere mais longue !!! Ne pas oublier de boire et manger, je passe bien.

Nous arrivons en vallée, il faut remettre la plaque, chose que je fais tout en me calmant sur la vitesse en partie descendente avec le vent dans le dos. Le reste sera que des faux plats à part une ou deux bosses qui font mal sur la fin du parcours. Je commence a en avoir marre du vélo au 130éme km mais les difficultés sont derriéres maintenant plus que de la descente pratiquement.

J’entame ma descente pour le retour sur NICE avec la conviction d’ avoir fait un bon velo. Le ciel est gris, la pluie commence à tomber brusquement cela ne va durer que quelques minutes. La route est rapidement trempée et je suis en pleine descente, merde déjà que je suis pas un fangio mais là, je suis carrément arrété. Moi qui pensais recupérer dans la descente sur NICE ben là c’est bien loupé....

Je descends toujours quand brusquement je glisse sur une partie droite sans rien conprendre, je file de l’autre côté de la route sans pouvoir faire grand chose ma tête va heurter un rocher , MERCI MON CASQUE CAR SANS LUI ?

Par chance enfin, je tombe à côté d’ un bénévole. Apparament les seules fois où je suis tombé en vélo sont à Klagenfurt et maintenant à Nice. Il voit que je suis tombé assez lourdement je vous rappelle que nous sommes au 150éme km, il me dit qu il va appeler les secours , je le calme en lui demandant d’ attendre un peu. Je regarde mes pizzas sur la cuisse droite et mon coude. Je reste 2 ou 3 mn assis puis je me releve pour m’ apercevoir que mon guidon est plus bas que d’ habitude et mon guidon triathléte touchant presque la roue de devant. Je remonte le guidon mais pas assez car il faudrait une clé. Je repars en remerciant le bénévole mais trés enervé par ma chute , je suis à fond c’est à dire à 20km/h dans une descente avec les mains sur les freins !!!!! Nouvelle frayeur je chasse de la roue arriére mais j’ arrive à reprendre le controle, je me gueule dessus pour cette nouvelle connerie .

Je suis sur la partie droite, retour sur NICE avec un putain de vent de face, je fais front avec ma position de rouleur, main sur le guidon et téte baissée. Les mecs qui m’ ont doublé n’ ont pas dû comprendre pourquoi j’ avais cette position alors que j avais un guidon triathléte.

COURSE A PIED

Je pose pied à terre, le vélo accompli en 6h 03, il faut faire environ 50m pour arriver à la tente de transition. Je décide de retirer mes chaussures pour la rejoindre, je rentre avec mes affaires de RUN. Un bénévole va m’ aider, en écrivant ce compte rendu je me souviens meme plus de son visage et de ce qu ’il a fait. Je m’ habille et je reste sur ma chaise car je sens venir une crise d’ ashme, j ai cru resté 10mn max enfin de compte c’ est 20mn !!!! Que le temps passe vite, de nouveau on me demande si je veux des secours je leur dit non tout est ok je pense que je devais avoir l’ air d’un mort vivant pour qu’ il me demande cela à chaque fois.

Je pars pas pour bien longtemps : premier ravito les yeux sont plus en face des trous, je n’ arrive pas à me réveiller et je décide de nouveau à m’ allonger prés du ravito 5mn avec fabrice qui m’ encourage pour repartir. Je ne revois pas son visage mais j’ entends ses paroles, c’ est vraiment bizarre cette sensation que j’ai en écrivant ce compte rendu. Allez il faut repartir, je me releve pour aller à l aéroport qui est au demi tour. Je courre mais je suis limite en lucidité, je n ai jamais eu cette sensation de ne plus rien controler. Je suis là sans vraiment conprendre. J apercois l’ ambulance de la securité civile ou je prendrais la decision d’ abandonner .

Je ne vais pas rentrer dans les détails de la prise en charge de la sécurite civile mais ils ont fait du bon boulot .

Il y a deux choses qui peuvent me faire arréter une compétition : une blessure et le manque de lucidité....

On peut "péter" mais étre lucide, cela m’est déjà arrivé....

CONCLUSION

J’ aime ce sport qui m’ a apporté cet équilibre de vie, la rigueur d’ avant course, les challenges entre nous. Cette sensation d étre pousser à bout dans certains entrainements .

Marre que cela ne passe plus, je n ’ai aucune idée du pourquoi du comment. Tout ce que je sais, c’ est que je ne voulais pas d’un KLAGENFURT bis !!!!!

J ai tout fait pour que cela n’ arrive pas, les derniéres courses me donnaient raison par mes résultats .

Je suis en plein doute sur l ’evolution sur ironman. NICE m’a détruit physiquement et moralement mais je ne regrette pas d’ avoir abandonner. Deux jours aprés course, j ai toujours mal a la téte...

Un salut à Stephanie, Maria ,Claude, Fabrice et ma pti femme qui m’ ont soutenu du début à la fin...

Pascal "el présidenté" Séguinaud

Samedi 6 Décembre 2008
David Quérel
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